‹ La Main-d'œuvre Agricole Pendant la GuerreChapitre 22 sur 47 · SHARE · texte numérisé non relu

SHARE

Les ouvriers admis à travailler en France sont pourvus de la carte d'identité et de cireulation prescrite par la circulaire du 8 juin 1916.

Le décret du 22 avril 1917 a prévu l'établissement d’un récépissé de cette carte, muni d’une photographie du travailleur. Dans chaque poste-frontière, le commissaire spécial fait apposer des affiches en gros caractères, rédigées en

“ langue étrangère, faisant connaître aux travailleurs étrangers ou coloniaux les obligations qui leur sont imposées pendant leur séjour en France.

Dès leur arrivée dans la commune, les travailleurs doivent se soumettre à la formalité de l’immatriculation ; le droit en est payé par l'intéressé ou par l'employeur. Les travail leurs en rupiure de contrat ne sont renvoyés à la frontière (à leurs frais) que si, fautifs, ils n’ont pas trouvé préalablement un autre emploi dans la localité ou que s'ils changent trop fréquemment d'établissement. Ce n’est qu’en cas d’indigence constatée que le voyage est payé par l'Etat. La mesure d'expulsion n'est prise que contre les individus dangereux, contre ceux qui refusent obstinément le travail ou qui donnent des preuves répétées d’indiscipline.

Telles ont été les mesures prises pendant la guerre pour

la main-d'œuvre agricole, dans leur ensemble.

Page 1