DRE
Il est temps de changer de méthode : à l’école’primaire, il faut faire naître et grandir l’amour de la terre chez les fils de nos laboureurs ; à la ferme d’apprentissage, il faut faire d’eux des charretiers adroits, des bouviers entendus, de bons machinistes agricoles, des neo des vachers au courant de leur métier et conscients de ce que tous ces métiers ont de noble et d’attirant pour quiconque ne considère pas comme dégradantes les occupations qui, au premier chef, rendent possible la vie même de l'humanité. Pupilles de la Nation, enfants un moment égarés et, trop facilement peutêtre, mis jusqu’à présent dans les maisons de correction, fourniront, à côté des enfants plus heureux de nos campagnes, deux sources où l’école d'apprentissage puisera utilement pour augmenter le contingent de ses jeunes recrues.
La ferme d'apprentissage doit être conçue comme devant constituer un véritable atelier, où les enfants seront appelés | à apporter l’appoint de leur main-d'œuvre en participant d’une façon utile à tous les travaux de la terre. Mais il ne faut pas attendre le début de l’apprentissage pour commencer -la formation professionnelle du futur travailleur des champs, lorsque la chose est possible. Dès sa première enfance, le fils de l’ouvrier agricole peut commencer à voir, aux côtés de son père, bien des détails de son futur métier.
D’autres éléments de notre population rurale auront déjà passé l’âge de cette formation pratique complète ; les cours d'agriculture du soir, fixes ou ambulants, leur fourniront cependant de précieux moyens d’accroître des connaissances déjà acquises par l'expérience journalière,
Notre main-d’œuvre rurale adulte ne devra pas négliger
ces cours du soir ; les ménagères y apprendront plus d’une