CONCLUSION
En terminant, nous pouvons dire, comme M. Caziot dans son très bon livre La terre à la famille paysanne :
« En France, il nous faut tendre méthodiquement, mais énergiquement, vers la reconstitution et le développement de la propriété paysanne ou familiale, vers la reconstitution
par le remembrement rationnel de la propriété pulvérisée ;
.vers le développement par la division de celles des grandes
exploitations qui manquent de main-d'œuvre ».
On arrivera ainsi au relèvement de notre pays par la fixation à la terre d’un plus grand nombre de travailleurs, par J’aceroissement de notre population agricole et l’augmentation de la production des denrées alimentaires de première nécessité. ces
Le remède le plus énergique à la crise de la main-d'œuvre agricole, ce sera de s’orienter vers l’accession des ouvriers agricoles à la propriété, et cette tâche s’imposera au syndicalisme agricole.
Nous demandons donc aux syndicats agricoles d'appuyer de toute leur énergie l’œuvre de reconstitution nationale qui
est nécessaire, L'avenir tout entier du pays y est intéressé,
Ïls représentent maintenant la force agissante du monde agricole français ; qu’ils fassent de la reconstitution de la propriété un des articles de leurs revendications professionnelles, et, si ce projet entre un jour prochain dans le domaine de la réalisation, qu'ils secondent de toutes leurs forces son exécution. Ils permettront ainsi d'atteindre le but que nous
cherchons tous : la grandeur et la richesse de notre pays.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
i P:APPELT.
Vu :
Le Président de la Thèse,