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cole à son cabinet. Un Service central existe donc en fait, ainsi que des Bureaux départementaux de main-d'œuvre agricole et des Bureaux d'immigration. Cette organisation m'attend plus qu’un statut légal. Il faut encore créer des Bureaux d’études juridiques sociales agricoles. Il faut aussi que, sur place, soient créés des instruments qui servent de traits d’union entre le Service central et le paysan français. Ces instruments seront les Bureaux départementaux de main-d'œuvre agricole, administrés par les représentants des groupements agricoles. Le Bureau départemental doit s'occuper de toutes les questions agricoles, répartition de la main-d'œuvre, tant française qu’étrangère. Il faut que le Bureau, une fois créé, puisse vivre, étant gratuit, avec des ressources qui lui viennent des subventions agricoles, du Conseil général, de Etat, de cotisations individuelles. Il doit se créer un fonds de prévoyance. Et, ainsi, il est un instrument très recommandable à utiliser en vue de l’organisation du marché du travail agricole.
Cette œuvre ainsi projetée et qui avait été déjà réalisée dans un certain nombre de départements doit être facilement continuée et mieux mise au point peut-être par les Chambres d'agriculture, à qui la loi du 25 janvier 1919 vient de confier le soin d'organiser le marché du travail agricole. Les articles 47, 48 et 48 bis contiennent un programme ouvrier agricole très complet. L'article 47 pose le principe de l’assurance ouvrière sous ses différentes formes : accidents, maladies, invalidités. L'article 48 a plus spécialement trait à l'accession des ouvriers à la propriété. Enfin, l’article 48 bis organise le marché du travail agricole.
Elles doivent assumer un rôle très actif en matière de
RP, JS
main-d'œuvre agricole et en particulier organiser les migrations saisonnières interrégionales, et, s’il y a lieu, des migrations étrangères d'ouvriers agricoles, créer des Bureaux de placement locaux et départementaux, ainsi qu'un Officé national, constituer des Commissions d’arbitrage entre patrons et OHVIIET s, fonder des écoies d’ apprentissage pour les ouvriers spécialistes, etc.
En somme, l’idée qui semble avoir prévalu dans les lois sur les Chambres d'agriculture paraît être de substituer aux initiatives individuelles l'effort collectif de toute la corporation dans un département ou plusieurs départements fédérés en région. :
En matière de main-d'œuvre, les Chambres auront donc pour mission d'encourager toutes les œuvres destinées à retenir au village les ouvriers ruraux, mais étant donné l'énorme déficit des bras, du fait de la guerre, elles doivent se préoccuper du meilleur placement de l’immigration étrangère.
Gardons donc l'espoir que ces Chambres sauront considérer le problème dans toute son ampleur. Ceux qui aiment l'agriculture et qui s'intéressent à sa main-d'œuvre souhaitent que les cultivateurs ne s’aperçoivent pas trop tard qu’en n’osant pas entrer dans les vues nouvelles, dictées par les circonstances économiques, ils risquent de perdre l’initia-
tive dans leurs exploitations.
AT