‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 104 sur 229 · MicMi!!., 431 : Aùioï irînpîioOai étt' sÇayioYÎi · texte numérisé non relu

MicMi!!., 431 : Aùioï irînpîioOai étt' sÇayioYÎi

(1. Je ne connais ([u'un cas où un citoyen encourait cette pénalité. L'auteur d'un meurtre involontaire, qui avait été condamné ii l'exil et qui rentrait on Attiqoe sans avoir transige avec les parents de la victime, pouvait être tué par euï, ou emmené comme esclave {IJ, II, p. 4 et 18).

7. Démosthènè, Lettres, 111,7; ScnoL. de Démosthène, 741, 19. Laprocédure est décrite dans l'ai^raonldu plaidoyer contre Euboulidès.

R. Abistophasé, Oigeaiix, 764-76M; DémostuÈné, LVII, 59.

102 LA HAIN-d'œUVBE industrielle dans l'aKCIEKNE GRÈCE

mille faux citoyens furent frappés en 445 '. On frappait du même châtiment létranger qui s'efforçait de cacher sa véritable origine en évitant de payer sa taxe de séjour ou de choisir un patron qui répondît de lui devant la cité -. C'était là encore la peine applicable à l'étranger où à l'étrangère qui, pour épouser une Athénienne ou un Athénien, dissimulait le vice de sa naissance 3, L'affranchi qui manquait à ses devoirs envers son ancien maître ou qui n'exécutait pas les conditions énumérées dans son acte d'affranchissement était de nouveau asservi*. A Gortyne, le serf fugitif « subissait une sorte de déchéance et tombait dans la classe des esclaves proprement dits », au point qu'il pouvait être détaché du domaine et vendu ^.

Le commerce des esclaves était très actif dans tout le monde grec. En temps de guerre, les marchands suivaient les armées, et après chaque bataille ou chaque siège, ils achetaient les captifs ''. En temps ordinaire, ils parcouraient le pays, ramassant tout ce qu'ils trouvaient ; ils allaient à l'étranger, là où ils savaient que ce bétail humain abondait; ils se mettaient en rapport avec les pirates, et les débarrassaient de leur butin; souvent enfin, ils se faisaient eux-mêmes ravisseurs d'hommes. Quelques villes, parmi les plus riches et les plus fréquentées, étaient leurs débouchés de prédilection ; telles furent, dans le cours de l'histoire grecque, Chios, Ephèse, Athènes, Byzance, Délos". Chaque fête internationale étant accompagnée d'une foire était aussi une occasion toute naturelle pour s'approvisionner d'esclaves^. Comme l'Etat percevait une taxe sur les ventes^, il était intéressé à favoriser ce trafic et à protéger ceux qui s'y livraient, alors même qu'ils étaient fort peu recommandables'".

A Athènes le marché aux esclaves se tenait tous les mois sur

i. Philochoré, fr. 90; Plotahouê, Périclès, 37.

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