‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 112 sur 229 · WF · texte numérisé non relu

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2. Xénophon, Bevenus, IV, 23 ; Bockh, Staahh.. I, p. 86 (3' édit.) avec la note de Frank EL.

3. Déwosthëni!, XXXVII,, 4 et 21. Les adversaires prétendaient que la valeur du gage était bien supérieure ft celle de la créance.

l.'ESCLAVAfili 10!)

valeur véritable. Quant aux seconds, ils étaient le gage d'une créance de quarante mines; ils valaient donc deus mines, du moins dans l'hypothèse peu probable où le prix des esclaves aurait été strictement égal au montant de la dette '. Un dialogue platonicien atteste qu'un ouvrier du bâtiment (tïxtuv) coûtait cinq à six mines, et un architecte 1.000 drachmes au minimum-. Naturellement, les chefs d'atelier étaient plus chers que les simples ouvriers. Eschine en mentionne un qui était estimé probablement un tiers de plus''. Parfois même la proportion était bien plus forte, s'il est exact, comme le dit Xénophon, que l'intendant de Nicias au Laurion avait été acheté au prix exceptionnel d'un talent (B.OÛO fr. environ).^

Les industriels n'acquéraient pas toujours des esclaves dressés, et on devine .sans peine qu'ils avaient à meilleur compte ceux qui ne connaissaient à fond aucun métier. Mais l'économie n'était qu'apparente. Il fallait du temps, en effet, pour que ces novices fussent en état de travailler utilement. Or, en attendant, le maître était obligé de les nourrir et de les vêtir. Durant cet intervalle, l'esclave était pour lui un capital peu productif, de telle sorte qu'en somme il lui revenait peut-être aussi cher que s'il lavait reçu déjà tout formé.

L'esclave était un objet de propriété qu'aucun trait essentiel ne distinguait de tous les autres ■'. Le terme même par lequel on le désignait, àvSpijisSsv, est à cet égard caractéristique. Rapproché des mots Sa^tiSov et o!x;-îÎ5v, qui s'appliquent k la terre et aux maisons, il montre que les Grecs assimilaient l'esclave aux biens immeubles •■. Aussi, lorsqu'un citoyen avait à établir en vue de l'impôt l'inventaire de sa fortune, il ne manquait pas d'y inscrire ses esclaves''.

Cette sorte de propriété était protégée à la fois par la Loi civile et parla loi pénale. ,

Au civil, trois cas pouvaient se présenter. Le premier était

1. DÉM03TIIÈNE, XXVII, 9, 13, 61. Cf. SciiuLTiiEss, Dlc Vormundgchafsr, •:hnung des Demoslhenes (Frauenfeld, 1899).

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