‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 116 sur 229 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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l'esclavage Hz

satisfait d'un serviteur, <i il le traite comme un homme libre et l'enrichit' ». D'autres permettaient à l'esclave de travailler pour son compte et d'exercer une profession indépendante; dans ce cas, ils se bornaient à prélever sur lui une redevance fixe et ils lui abandonnaient le surplus de son gain'^ A cela s'ajoutait le prodi:it de ses gratifications, de ses économies, de ses détournements, et ainsi se formait entre ses mains une espèce de patrimoine, d'autant plus précieux pour lui qu'il avait eu plus de peine à l'amasser. Mais son droit de propriété ne cessait pas d'être fort précaire, et il n'en jouissait que sous le bon plaisir de son maître. S'il prenait fantaisie 5 ce dernier de revendiquer ces biens, nul ne pouvait l'en empêcher 3. L'esclave ne pouvait pas non plus les transmettre à autrui, même à ses enfants, par héritage, testament, donation ou vente. Les dispositions de la loi civile n'existaient pas pour lui, et s'il était propriétaire, c'était en vertu d'une tolérance, toujours révocable, de l'homme dont il était lui-même la propriété.

Les esclaves de l'État étaient quelquefois assez riches pour vivre dans le luxe'; mais les esclaves privés n'avalent d'ordinaire qu'un pécule très modeste. Souvent, en effet, quand le maître consentait à les affranchir, ils étaient incapables de payer leur rançon, et ils s'acquittaient par leur travail, en demeurant plusieurs années encore à son service ■', Pourtant, si l'on en ci'oit l'auteur du pamphlet sur le Gouvernement des Athéniens, on' rencontrait aussi des riches dans cette catégorie d'esclaves, du moins parmi ceux qiii exploitaient un fonds de commerce ou une industrie ".

L'esclave était responsable de ses actes devant la loi pénale, sauf s'il avait agi sur l'ordre de son maître; dans ce cas, c'était le maître qui était mis en cause ^. Si, au contraire, l'esclave avait pris l'initiative de l'acte incriminé, il était directement poursuivi*". Mais, comme il n'avait pas de biens personnels, il ne

1. Xénophon, Économ., XIV, 9 : Toiioi; (ûontf iXiMpoii ijSii -/p(5[i»i, où |iôvoï nXourCïtuï, àX).i xai tiiiôi û; ïaXoâî ti x&'jiHaii,

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