HiBPOcnATioN, 'Av6fai:oBi3T^; {d'après 1-ycui^ue
5. Plutarque, Vies de» X orateart, Lycurgae, 12 ; MijEsu! iÇtîvai 'AOr|Vaio)v [ir|Bè Tûlï oijtoivTù>v 'AfliivTjOiv, siîiOEpov iiîi]i.a jipfajSai kT:\ 6o*j3.iii tiTiv àliOKajifïiuv fiviu T^; ToS iifOT^pOii Biondiou -poiiiiiï. On a proposé, avec asseï de vraisemblance, d'intercaler les mots ^r,S^ Eo-:Aov entre kXiaïa^lvnn et Sveu.
l'arbitre du juste et de l'injuste ; c'est pour lui seul qu'il me faut vivre'. » Il n'avait même pas de nom à lui; il portait celui que son maître lui attribuait, et souvent on se contentait de le désigner par son lieu d'origine : le Lydien, le Syrien, le Phrygien, le Carien^, Comme il appartenait à autrui, il pouvait être vendu, donné, légué par testament, cédé en gage. Il était inhabile à se marier et à créer une famille. S'il cohabitait avec une esclave, qu'il appelait parfois « sa femme ^ », c'était là simplement une union de fait, dépourvue de toutcaractère juridique, et susceptible d'être rompue au gié du maître^. Si des enfants naissaient, leur père n'avait aucun droit sur eux ; ils étaient envisagés comme les enfants de la mère seule ^, et k ce titre ils étaient la propriété du maître de celle-ci. C'est d'une façon tout à fait exceptionnelle qu'un esclave était fondé à parler de « son fils'' ».
Dans la pratique cependant on tendit de plus en plus à tempérer la rigueur de la loi. Ainsi la femme esclave gardait fréquemment son enfant auprès d'elle, puisque fréquemment le même acte les affranchissait ''. Il est possible aus.si que, lorsque nous voyons un maître accorder la liberté à un homme et à une femme simultanément, ce soit à un ménage servile qu'il octroie cette faveur **. Un document épigraphique énonce que l'affi-anchi devra plus tard, à sa majorité, fournir des aliments à son père et à sa mère, s'ils tombent dans le besoin, et cela qu'ils soient restés esclaves ou qu'ils soient devenus libres ; preuve qu'il y avait parfois entre les esclaves des relations de famille, au moins extra-légales '■'.
En principe, l'esclave ne possédait rien. Mais il n'était pas rare que son maître le laissât libre de se constituer un petit pécule, et même qu'il lui en procurât les moyens. Ischomachos déclare dans YEconomique de Xénophon que, lorsqu'il est très
i. Ménandeie, Er. liS) Kock.