‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 124 sur 229 · FORMES DIVERSES DO TRAVAIL SERVILE · texte numérisé non relu

FORMES DIVERSES DO TRAVAIL SERVILE

Dans quelques cités grecques on réservait tout le travail industriel aux esclaves. Tel était le cas d'Epidamne, où les artisans étaient des esclaves de l'État. Plusieurs réformateurs inclinèrent vers ce système. Aristote nous signale en particulier un certain Phaléas de Chaleédoine, qui voulait monopoliser entre les mains des esclaves publics toutes les professions. Peut-être l'Athénien Diophantos eut-il la même idée au iv* siècle'. Mais ce n'étaient là que des fantaisies sans portée pratique. On verra plus loin que la main-d'œuvre libre avait une grande extension dans le monde hellénique, et que si les esclaves prenaient une lai^e pai-t k la production industrielle, ils étaient loin de l'accaparer toute entière.

Us avaient d'abord leur place marquée dans le service domestique.

Il existait des maisons où les esclaves préparaient tous les objets d'alimentation. Des femmes broyaient le blé dans un mortier à l'aide d'un pilon, ou bien s'occupaient à le moudre ^. Dans un mime d'Hérondas une esclave va emprunter le moulin à farine du voisin, pour ne pas user le sien ■'. Lysias mentionne un individu qui menace sa bonne de lui administrer une forte correction et de l'envoyer ensuite au moulin *. Ce travail était si pénible, qu'on l'infligeait comme punition aux esclaves vicieux^.

1. AnisTOTB, Politique, II, 4, 13: *a(vETan (Phaléas) B' ÈitJJîUOftijSEdiaî kitiu-

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