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travaillaient au premier étage, les autres qui étaient occupées au rez-de-chaussée '. Un texte de Lysîas prouve combien l'usage des esclaves domestiques était général. Un homme se défendait en ces termes contre une dénonciation de ses gens. « La cause présente est commune à tous les habitants de la cité. Je ne suis pas seul à avoir des serviteurs ; tous en ont aussi, qui songeront à mériter la liberté, non par de bons offices rendus à leurs maîtres, mais par des calomnies dirigées contre eux ^ » . 11 fallait être bien pauvre pour se servir soi-même, et Ton voyait des individus dans l'embarras s'offrir le luxe d'un ou de plusieurs esclaves *, Le faux ménage composé de Stéphanos, de Néaera et de trois enfants de celle-ci avait besoin d'un domestique mâle et de deux servantes, quoiqu'il vécût dans la gêne '. Xénophane de Colophon se plaignait de ne pouvoir nourrir ses deux esclaves, et pourtant il ne songeait pas à s'en débarrasser ^. Dans le Plulus d'Aristophane, Chrémylos dit qu'il est pauvre et malheureux ; et à qui le dit-il ? à Carion, un de ses serviteurs''.
Les actes d'affranchissement qui nous sont parvenus en si grande abondance ne nous apprennent rien sur le nombre des esclaves qu'on employait dans chaque ménage; ils ne nous fournissent d'utiles données que sur la proportion des deux sexes. C'est ainsi que dans le recueil de Wescher et Foucart on relève les noms de deux cent quatre-vingt-deux femmes contre cent soixantedix-huit hommes ^. Dans une autre collection de documents similaires on compte trente-trois hommes et soixante-cinq femmes **. Ces chiffres confirment en gros les témoignages des auteurs, sauf qu'ils réduisent la prépondérance attribuée par ces derniers à l'élément féminin.
1. Démosthènb, XLVII, &2 : IlafS» Skîmvov. S3 : ToÙî ohha;. M : A! |j.iv
2. LvsiAS, V, ti : 'A^ov Si [ioi Soxiî (ïuai où toûtuv ÏSiav iittiiilu tov àySiv», àXXà xoivàv Jin^vTuiv tAv iv tïJ icoXii' où ^xp toùtoi; |wvo[{ iiai OEpânovrij, èikXk xaî TOîs 5iXoiç 57taai>;.
3. Ahistote, Politique, VII, 5, 13 : Totî y"P ài^opo'l àvi-yxii -/fffiOai xii -jTjvaiEi liai Jtaniv (ôonep àxoXoi6oiî Bii iijv à3ouXiaï. Dion Cuhysostomb, XV, p. 264 (Dindorf).