‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 128 sur 229 · Je laisse de côlé trente-quatre enfants · texte numérisé non relu

Je laisse de côlé trente-quatre enfants

8. BCH, XXII, p. 9 et suiv. 11 y a de plus quatoiie petits garçons et dixneuf petites Qltes.

126 LA UAIN-d'œUVHE l.>bUSTKIEi.Ui; dans l'ancienne GRÈCE

Le maître déléguait habituellement k sa femme l'administration de sa maison '. C'était elle par conséquent qui dirigeait ses esclaves, soit seule, soit avec le concours d'un intendant ou d'une gouvernante^. Presque toujours ceux-ci étaient eux-mêmes des esclaves ', d'abord parce qu'ils inspiraient ainsi plus de confiance, et en outre parce que les personnes libres avaient quelque répugnance pour ces sortes de fonctions^. La maîtresse du logis devait donner l'exemple de l'activité. On voulait qu'elle se levât la première, à la pointe du jour, et qu'elle éveillât tout son monde'', qu'elle eût l'œil à la boulangerie, à la cuisine, aux provisions, k l'atelier de tissage, qu'elle s'assît au milieu de ses servantes pour participer à leur besogne".

Parfois on achetait des esclaves déjà expérimentés. Quand on les recevait un peu novices, on était obligé de les former soimême. Quelques-uns les envoyaient peut-être en apprentissage. Aristote cite notamment un Syracusain qui se chargeait de leur enseigner à prix d'argent tous les détails du service domestique '. Dans une comédie intitulée AouÀoÈiîàoxïXoç, Phérécrate mettait en scène un individu qui initiait les esclaves aux secrets de l'art culinaire". Mais c'est surtout dans la maison du maître, et par ses soins, que l'esclave apprenait son métier. Parmi les occupations qu'Ischomachos conseille à sa femme, il indique celle qui consiste à faire d'une débutante une bonne ouvrière *. La femme d'ailleurs avait la faculté d'appeler à son aide pour cette partie de sa tâche les personnes préposées à la surveillance de son intérieur, ou encore un de ses affranchis '", ou même les meilleurs de ses esclaves. En voyant leurs camarades à l'œuvre, les serviteurs acquéraient la pratique de leur profession.

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