WF
Formes diverses co tbavaii. sErvile 127
Mais ce qui primait tout, c'était l'éducation de la gouvernante et de l'intendant. Il est vrai qu'à examiner les vertus qu'on exigeait d'eux, il était dillicile d'en trouver qui fussent pleinement satisfaisants. Xénophon recommande d'établir comme gouvernante « celle qui paraîtra le moins portée à la gourmandise, à la boisson, au sommeil, k la fréquentation des hommes, qui de plus aura une excellente mémoire, et qui sera capable soit de prévoir les punitions que lui vaudra sa négligence, soit de songer aux moyens de plaire à ses maîtres et de mériter leur considération ». Les maîtres, ajoute-t-il, gagneront son affection en l'associant à leurs joies et à leurs peines ; ils l'intéresseront à l'accroissement de leur fortune, « en la tenant au courant de leur position et en partageant leur bonheur avec elle <i\ enfin ils développeront en elle le sentiment de la justice, « en plaçant l'homme juste fort au-dessus de l'homme injuste, et en montrant que le premier vit plus riche et plus indépendant que l'autre' ». Quant à l'intendant, il fout qu'il soit intelligent, honnête, soigneux, dévoué, rompu il son métier, et qu'il ait de l'autorité. Il n'est pas mauvais qu'il aime l'argent, car alors on aura prise sur lui ; mais il ne doit [jas être ivrogne, dormeur ou sensuel ', Des gens si heureusement doués passaient pour être de véritables trésors^, et les maîtres s'inspiraient le plus possible de cet idéal, lorsqu'ils dressaient leur personnel.
Une autre catégorie d'esclaves éfait celle des esclaves industriels. Quand les auteurs nous signalent un atelier, ils nous le représentent en général peuplé d'esclaves. Dans les Mémorables^ Xénophon nomme un meunier, un boulanger et des tailleurs mégariens et athéniens, qui font travailler chez eux des ouvriers achetés en pays étranger*. Conon occupait des esclaves passementiers et des droguistes^; Léocrate et Sophillos, le père de Sophocle, des esclaves forgerons''; Théodoros, le père d'Isocrate,