DÉMOSTIIÈNE XX
â. DÉMOSTHË-NE LUI 21 OroTî ^àp ol SvSpuinot oûroi {les esclaves) ^ (»:o)piv npla vro ï\ D po; jjl a6o uto yfttpiiai ij SXXo tt tâlv icipî itwfyfav Xp-jan àvaipoîvTû, 'A £6ou3 (leur maître) i\i i ivoijiîvoî xa: tj,i(ifloii|iEvo; '-ir.ip aÙTÛv. L'auteur do d t pas qui touche 1 argent, et son silence est ici fort signiO-
3. EsciiiNE 1 9 O ti i oi]u o'jp^oùî Tïjî j)!UTOT0[j;wïjî 'cîyviiî ivvin ^ SÉKa, iiiv ÉxoKFTo roun S o oXoj oraçopav îf^pt, ô S' î]Yc[iÙiv toS ÈpYannipIou TpLbSSoXov. Cf, Télés dans Stoble \LV il ; Oinétai [lïv oi xiyàiti^ atiToùî Tpiifouot, khi |ita6ov ts).Ojii Toiî Ruptoij,
FÔRMtB DIVERSES DU TRAVAIL SEÏtVII-E 133
si le passif était supérieur à l'actif, c'était lui qui, de ses deniers, comblait le déficit. Il était donc fondé à contrôler tous leurs actes dans la mesure qu'il lui plaisait, et je suppose qu'en somme il ne leur laissait qu'une liberté fort précaire. D'ailleurs, il lui était ' loisible de dissoudre leur société, soit directement en les rappelant chez lui et en leur ordonnant de cesser leur industrie, soit indirectement en les vendant, comme fit Timarque'.
On désirerait savoir dans quelle proportion les esclaves participaient au travail industriel. Malheureusement, pour dresser une pareille statistique, on se heurte à des obstacles insurmontables.
Il faudrait tout d'abord déterminer le chiffre de la population servile dans les différents États. Or nous avons vu qu'on n'a le plus souvent abouti sur ce point qu'à des conjectures^. D'ailleurs, en admettant que les calculs des érudits fussent exacts, il resterait encore à rechercher quels étaient, dans cette masse d'individus, les esclaves d'industrie, et il est visible que dans l'état actuel des documents cette question ne se prête à aucune réponse précise.
Voici, à mon avis, les seules conclusions quils autorisent.
Les esclaves n'étaient jamais patrons ; mais il ne s'ensuit pas qu'ils fussent toujours ouvriers. Beaucoup étaient gérants, contremaîtres, chefs d'atelier. En tant qu'ouvriers, ils avaient à peu près le monopole du travail des mines. Il est vrai qu'on aperçoit par endroits des hommes libres occupés è l'extraction ou au traitement du minerai ; mais ils sont en très petit nombre, et la main-d'œuvre ici est presque entièrement servile. De même, ce sont des esclaves que lesauteursanciens signalent dans tous les ateliers dont ils parlent. Est-ce ou non l'effet du hasard ? Je nose me prononcer là-dessus. Par contre, il n'y a point trace d'esclaves dans les comptes de travaux publics, à moins qu'ils se dissimulent sous la qualification un peu vague de salariés (|j.iaeci)Tst), ou sous un nom de métier. C'est à peine si l'on constate la présence d'esclaves de l'État sur un chantier d'Eleusis. A Athènes, ils étaient encore employés à la réparation des routes et à la fabrication des monnaies. Enfin, dans le service domestique, il semble que toute la besogne fût faite par les esclaves, et on se rappelle que ce service avait une toute autre extension que chez nous. Les hommes n'en étaient pas totalement exclus ; mais on y affectait de préférence les femmes.
i. ESCHINE, 1,99.