‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 14 sur 229 · LE TRAVAIL INDUSTRIEL DANS LA GRÈCE HOMÉRIQUE H · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL INDUSTRIEL DANS LA GRÈCE HOMÉRIQUE H

Les objets menlionnés par Homère ne sont pns tous d'origine hellénique. Sans parler même de ceux qui sont purement imaginaires 1, beaucoup avaient été importés de l'étranger. Les Grecs de cette époque estimaient par dessus tout les produits phéniciens, spécialement les tissus et les pièces d'orfèvrerie -. " Je te donnerai, dit Ménélos à Télémaque, le plus précieux des joyaux que renferme ma maison ; c'est un cratère en argent massif, couronné d'une bordure d'or. Phœdimos, roi de Sidon, m'en lit présent lorsqu'il me reçut chez lui à mon retour de Troie ^. » Dans les jeux célébrés à l'occasion de la mort de Patrocle , on remarquait parmi les prix un cratère pareil, » le plus beau qui existât sur terre, car il avait été décoré par les habiles Sidoniens. » On en savait toute l'histoire, jadis des Phéniciens débarqués à Leinnos l'avaient offert au roi Thoas ; plus tard, il avait servi à payer entre les mains de Patrocle la rançon de Lyeaon, fils de Priam, et maintenant Achille le destinaità récompenser le coureur le plus agile ''. La cuirasse d'Agamemnon était un cadeau du roi de Chypre Kinj-ras; elle provenait donc i< du rayon où s'étendait la civilisation phénicienne ^, » Si les Grecs tâchaient de se procurer par tous les moyens des tisseuses et des brodeuses de Sidon f', ils devaient mettre le même empressement à acheter les étolfes qui leur arrivaient de la côte syrienne. Un curieux récit de VOdyssée nous montre des négociants phéniciens k l'œuvre dans un port hellénique '. Ils abordent avec une abondante cargaison qu'ils étalent aux yeux de la population émerveillée. On admire surtout un collier d'or et d'ambre, que les femmes « se passent de main en main et qu'elles dévorent du regard, » Leur séjour se prolonge jusqu'à ee qu'ils aient écoulé par le troc toutes leurs marchandises, et quand ils repartent au bout d'un an, ils emmènent le propre lils du roi, volé par une esclave fugitive. La Grèce tirait encore de l'Egypte et de l'Asie-Mineure une masse considérable d'objets,

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