‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 141 sur 229 · G. FOUCABT, p · texte numérisé non relu

G. FOUCABT, p

6. Plaute, Casina, 206-208; Dio.n Chhysosto.me, XV, p. 265; Beauchbt, II, p. 470-471,

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obligation, soit en élevant ses exigences au-dessus des ressources de l'esclave, soit en s'appropriant le pécule que l'esclave destinait à son rachat? L'esclave n'était autorisé à secouer le joug de son maître que lorsqu'il était victime de vexations intolérables. Pourtant, même dans cette extrémité, il ne devenait pas libre ; son maître était simplement forcé de le céder à autrui ' . •

Quand on voulait affranchir un esclave, on n'avait qu'une formalité à remplir, c'était de déclarer qu'on l'affranchissait. On faisait cette déclaration oralement ou par écrit, et il n'était pas rare que pour plus de sûreté on y associât sa femme, ses enfants ou ses héritiers. Si l'on choisissait le premier procédé, on manifestait son intention en public, afin que les témoins fussent aussi nombreux que possible. Voilà pourquoi l'acte était fréquemment énoncé devant l'assemblée du peuple^, devant un tribunal 3, en plein théâtre, dans les jeux ^, ou au milieu d'une cérémonie religieuse ^, Mais, en générai, on aimait mieux qu'il laissât sa trace dans une pièce authentique. Tel individu consignait dans son testament le nom de l'esclave qu'il gratifiait delà liberté. C'était là une pratique si commune que tous les philosophes dont Diogène Laërce relate les dernières volontés eurent soin de s'y conformer. Parfois l'affranchissement s'opérait au moyen d'un contrat de vente, conclu non pas avec l'esclave, puisque celui-ci n'avait pas de capacité juridique, mais avec un tiers chargé de le représenter; cette personne était censée acquérir l'esclave pour soi; mais en réalité elle ne l'acquéi'ait que pour lui donner aussitôt la liberté ^. Ici encore la teneur du contrat fournissait la preuve qu'il y avait eu affranchissement. ■

Ces actes n'étaient pas à l'abri de toute chance de destruction ou d'altération, et, quand un accident pareil avait lieu, l'état civil de l'affranchi était fort précaire. Ainsi, lorsque les tuteurs de Démosthène eurent supprimé le testament de son père, il dut s'appuyer sur le témoignage suspect de sa mère et de ses ser-

1. Meieb, SciiBmann et Lipsiua, Der attiacke Process, p. 025-627.

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