DioeÈNE Laëbcb, III, 42 : "AptSfiiv àç^ïiiit IXtuflepav
8. /(/., V, 55 ; MûXa>va j^v xai Tffiuva x«i nap[i£vovt« r^ ÉXsuespouç à^i,],!!.
9. M., V, 63 : 'Afl-r^fu Se xai iidçaïTOï âXtiflipov xai iioxÂÉa xai "AEouv.. *Afii][i.i Se taX ipii[i(i)ïa iXEifitpov.
ai LA MAIN-D ŒCVRE INDIJSTItlELLË DANS L ANCIENNE URÈCË
de ses ouvrages qui ont été publiés'. » Dans beaucoup d'inscriptions qui ont trait k des consécrations d'esclaves aux dieux, il n'est nullement question d'une somme d'argent à payer^. Mais, à en juger par les renseignements que nous fournit l'épigraphie, ces actesde générosité étaient peu communs *. La plupart des textes delphiques indiquent en etfet quel est pour chaque esclave le prix de sa liberté. On procède d'une façon identique à Naupacte, à Chaléion, ii Tithora, à Stratos d'Acarnanie et en bien d'autres lieux'. Même quand l'esclave est l'objet d'une offrande, et non d'une vente à la divinité, il arrive parfois qu'un prix soit mentionné ^. Aristote enjoint à ses héritiers d'affranchir plus tard certains de ses esclaves « à leur juste valeur " », et il est visible que Lycon libéra contre espèces plusieurs des siens'.
L'esclave n'était pas toujours en mesure d'acquitter sur l'heure la somme convenue ; il fallait alors l'autoriser à échelonner ses paiements. Parmi les alfranchis de Delphes, nous en apercevons un qui s'engage à payer trois mines en six ans, soit une demimine par an ", un autre qui obtient pour treize mines un délai de treize ans ^, un troisième qui donne en à compte la moitié du prix de rachat, et qui pour le solde a le droit d'attendre l'année qui suivra la mort de son maître'". J'imagine qu'il en est ainsi chaque fois que le maître n'avertit pas qu'il a tout reçu en bloc". Si dans l'intervalle l'affranchi se conduisait bien, on le déchargeait volontiers de la somme dont il était encore débiteur •*.
Le maître restreignait ou étendait à son gré la libei'té de son affranchi. Tantôt elle était pleine et entière, et alors l'affranchi pouvait Cl faire ce qu'il voulait, et aller où il voulait ''^ ". Tantôt
1. DiOGÈNE Laëbce, V, 73 : XàfiTa àf(i]u.i sXsûOepov itai Sûq [iïiî oÙt^