‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 155 sur 229 · DÉMosTnÈNE, XLVII,r,b · texte numérisé non relu

DÉMosTnÈNE, XLVII,r,b

14. Les j(ai;:r|loi sont très nombrcuj dans les inscriptions citées ci-dessus.

150 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne crèce

avec l'étranger ', ni de ceux qui avaient la bonne foi-tune de s'enrichir dans les opérations de banque ; je parle seulement de ceux qui se bornaient à la pratique des arts manuels. Les plus humbles étaient de simples manœuvres, des ouvriers non qualifiés, que l'on englobait sous le terme générique de [jLwOwToi*. Dans les documents épigraphiques on note des noms de portefaix^, d'âniers*, de muletiers 5, de cuisiniers^, de domestiques', de boulangers ^ de corroyeurs", de tanneurs'", de cordonniers", de forgerons '^, de doreurs '^. Les noms des potiers Brygos, Colchos, Doris,Skythès paraissent convenir à d'anciens esclaves. Les comptes de travaux publics énumèrent fort peu d'affranchis ; je présume cependant qu'à Eleusis le tailleur de pierres Kyprios, le ravaleur Syros et le maçon Aigyptios étaient des esclaves libérés'*. C'était encore un affranchi que Milyas, le contremaître de Démosthène'^, et î! y en avait, je pense, beaucoup comme lui. L'affranchi Pasion était à la fois banquier et armurier. Quand il se retira des affaires, il loua sa banque et sa fabrique à son affranchi Phormion, moyennant 16.000 francs environ par an, et plus tard il alla jusqu'à lui léguer sa femme par testament, en même temps qu'il lui confiait la tutelle de son fils mineur '^.

Il ne faudrait pas croire que l'aftranchi eût toujours le choix de sa profession ; il ne l'avait guère que lorsqu'il n'en connaissait aucune, et alors il arrangeait sa vie comme il pouvait. Mais dans bien des cas il en était autrement. Quand 'le maître était un industriel, il voulait naturellement que ses esclaves l'aidassent

1. CiA, II, 773, A, col. II, 1. 22 : 'Ekitovoî V^opl"!). 834 b {add.}, col. I, I. 70 : Sdpou Èjiindpou.

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