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LES AFFRANCHIS 1 i9
elles ont rempli cet office avant ou api'ès leur affranchissement. Beaucoup de femmes se faisaient ouvrières en lainages', parce qu'elles s'étaient déjà accoutumées à cette besogne pendant qu'elles servaient leurs maîtres. Nous en connaissons une qui vend des vêtements, peut-être confectionnés par elle -, et une seconde qui travaille le cuir ^. D'autres sont marchandes de sésame, d'eneens, de sel*, cabaretières ^, revendeuses'', gérantes d'immeubles', entremetteuses*, joueuses de cithare ou de flûte ^, acrobates'", courtisanes". Il en est enfin qui n'ont pas de profession propre, et qui partagent simplement celle de leur inari '", quand elle n'exige pas une compétence spéciale. En somme, les affranchies n'avaient pas de nombreux débouchés au dehors, et il n'était pas rare qu'elles fussent réduites, faute de mieux, à mener une vie d'aventures. On en voyait même qui, à l'âge de la vieillesse, s'estimaient très heureuses de retourner dans la maison de leur patron, et d'y reprendre l'existence d'autrefois'^. Aussi quelquesunes de ces femmes devaient-elles considérer la irapa[J.3vâ plutôt comme un bien que comme un mal; car si elle entravait leur liberté, elle les mettait en revanche à l'abri du besoin.
Les hommes étaient plus favorisés, et il est manifeste qu'une multitude de métiers leur étaient accessibles. Je ne parle pas de ceux qui faisaient un petit commerce de détail '^, ou qui trafiquaient
1. CiA, II, 772, A, col. II, 1.' 9 ; 773, A, col. II, 1. 18, 39 ; 774, 1. 6- IV, 2, 768 c, col. 1, I, 6, col. II, 1. 7, 24; 772 b, A, col. I, 1. 12, col. II, 1. 12, B, col. I, 1. 18, 26, col. II, I. 26; 775 i', col. I, 1. IB, col. U, 1.7, 16, 19, col. IIl, 1, 4,- 33.
2. CIA, II, 36M. Je crois que c'est une affranchie, à cause de son nom l'EXEfavTi;).