Voir p
6. IJ, !, p. 144, 1. 38 : Toîi |*ETi Xaiptfiwç èpraïoiiévotî. CIG, 2266, I. 18.
7, Ps.-Xénophos, Gouv. de» Athén., !, 12 : AEÏTit J] ictJXi; [letofingv Bii te To j:î.i56ot Tfiiv TEyvwv x«i 6io ro vauTixdu,
8. Ibid.t I, lÔ : Tfiiv [«Towaiv «XtioTn àxoXaola 'EsSîta oJBïv pE^Tito Ifjix,
136 LA MAm-D'œrVBE INDUSTBIEILE dans l'ancienne GRÈCE
arrivait qu'on les traitât avec mépris, c'était par boutades et toujours à titre individuel '. Quiconque avait souci de la prospérité matérielle du pays estimait qu'on ne faisait jamais assez pour eux. Ainsi Xénophon, persuadé que l'affluence des métèques serait un grand bien, demande qu'on les affranchisse de toutes les obligations qui semblent n'avoir d'autre but que de marquer leur infériorité. Il voudrait qu'on les dispensât de combattre parmi les hoplites, aiîn de les détourner le moins possible de leurs occupations professionnelles, et qu'on autorisât les plus riches à figurer dans l'armée aristocratique de la cavalerie. II propose de leur concéder le droit de bâtir des maisons dans les quartiers déserts de la ville. Il réclame la création d'une magistrature spécialement chargée de les protéger 2, et il compte que dès lors tous les individus sans patrie émigreront en masse vers Athènes ^.
Ces recommandations ne furent pas suivies ; mais il est des avantages qu'on ne cessa jamais de prodiguer aux étrangei-s, quand ils avaient rendu des services à l'État. C'étaient, sans parler des privilèges purement honorifiques, Passimilation plus ou moins complète aux citoyens en matière de charges militaires et fiscales (îffCTé).eia), le droit de propriété immobilière, et enfin le droit de cité'. Les décrets qui leur octroient ces diverses prérogatives se chiffrent par centaines dans l'épigraphie athénienne, et même dans toute l'épigraphie grecque.
Il est facile de dresser d'après les documents une liste de cités pourvues d'une classe de métèques^. Il est plus malaisé de savoir quelle était l'importance numérique de ces derniers, eu égard au total de la population, d'autant plus que la plupart des textes anciens y rattachent les affranchis. Si l'on néglige de faire le départ des uns et des autres, voici quelques données sur la place qu'ils occupaient ensemble dans certains États grecs.
En ce qui concerne Athènes, nos sources d'information se réduisent à deux. Nous avons conservé, pour la période qui va
é 3^[i.o; autofli îj 6î [ihoixoi xai là eïSi; oùBÈv peXtiouî siaiv, I, 12 : 'loiiYopfav ÉKoiijaijiEv Toïï [lETo^KOiî j:po( Toà; àoToû;. Cf. Déh., IX, 3.