‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 159 sur 229 · Aristote, Goiiv.deaAthén.. 58;IJ, I, p · texte numérisé non relu

Aristote, Goiiv.deaAthén.. 58;IJ, I, p

5. Élien, Histoires variàps, XIII, 16 : 'AnoXï.unàToi Çeviiloaia; Ènotoiiv ïwà Tov AïXESaifidïiov viljwv.

6. PnjTAHQuE, Lyeurgue, 27 : Toàç à6poti;o;j;vou4 êi:' oùSivi /fijaifiii) xa'i ««pSKTpÉoïTi; si; tijv ^iriXiv à-ijXajv4v Sno); jji,î) SiSiaxiïXoi xaioî Tivoj îinap-

' 7. IJ, I, p. 420-421.

LE TBAVAIL LIBRE 135

eux. Dicéarque ne voyait pas en Béotie d'endroit où les étrangers eussent plus de sécurité qu'à Tanagra, peut-être parce que les indigènes leur abandonnaient les métiers industriels ', Polycrate attira à Samos beaucoup d'ouvriers du dehors par l'appât d'un fort salaire^. Solon défendit aux Athéniens d'accorder le titre de citoyen aux étrangers, sauf à ceux qui se fixeraient en Attique avec leur famille pour y exercer une profession stable ■', et plus tard Thémistocle fit octroyer des faveurs exceptionnelles aux métèques qui établiraient leur industrie dans le pays*. Il était même assez fréquent qu'une cité convoquât les étrangers à ses adjudications de travaux publics, et que, non contente d'aller les solliciter sur place, elle leur payât, pour les décider au voyage, des indemnités de déplacement ■■. C'était là un moyen d'obtenir par la concurrence des rabais plus considérables sur les mises à prix. On voit par le contrat d'Erétrie et par le >< marché d'Oxford » que ces entrepreneurs pouvaient amener avec eux des équipes d'ouvriers^. D'ailleurs, une foule d'entre eux étaient de petits artisans.

Les égards qu'on avait pour les étrangers se mesuraient en général aux profits que l'Etat et les particuliers attendaient d'eux. Athènes passait pour être la cité la plus hospitalière de la Grèce, et on était unanime à dire que nulle part la vie n'était plus facile ni plus douce. C'est parce qu'elle u avait besoin de métèques pour son industrie et pour sa marine ' n. 11 y avait là pour elle un gros intérêt enjeu; aussi se gardait-ellede leur infliger la moindre humiliation. Us avaient le même costume, la même tenue, la même liberté de langage que les citoyens, et on leur reprochait parfois d'abuser des complaisances dont ils étaient l'objet ^. S'il

1, DicËAnQUE, fr. 59, 9 (MUller) ; Kai ÈvSiaTpîijiai SE Çivoif àaçaXîonxt)] l) jtéXiî TfSv xiTa iJ]v Boifo-cfav. 11 ajoute que les Taoagréena sont tous ftoipToi, oùx Iffijaii.

Page 1