‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 171 sur 229 · DiODoBE, XX · texte numérisé non relu

DiODoBE, XX

il. CIA, II, 4039, 4050, iiOfl, 4130, 4260.

LE TRAVAtL LIBRE 167

prouve qu'au cours du iv* siècle beaucoup d'Athéniennes furent condamnées à ce métier par le malheur des temps ' . D'autres, qui n'avaient pas cette ressource, allaient vendre au marché des rubans, des couronnes, des pelotons de fil^. Il y avait encore des boulangères, des cabaretières *, et, à ce qu'il semble, des teinturières et des ouvrières en lainages >, A Patras, la plupart des femmes gagnaient leur vie en tirant du byssos les étoffes légères qui remplaçaient en Grèce nos soieries''. « J'ai vu, dit un poète élégiaque, Mikjlos en train de peigner la laine avec l'aide de sa femme pour échapper à la faim ^. » Un armurier athénien, du nom de Dionysos, avait pour doreuse sa femme Arlémis'. Une certaine Mélinna consacre un ex-voto à Athèna Erganè, en souvenir de la protection que lui a accordée la déesse lorsqu'elle demandait à son travail de quoi nourrir ses enfants ^. Toutes ces personnes semblent étçe des ouvrières isolées. On a cependant des indices que parfois elles étaient groupées, à moins que ces témoignages ne concernent que des esclaves ^.

Les textes nous signalent en Attique une multitude d'industriels de naissance libre. Le malheur est qu'ils ne nous apprennent pas toujours si ce sont des étrangers ou des citoyens. On devine pourtant que beaucoup d'entre eux se rattachaient à cette dernière classe. Lorsque Aristophane enumère dans la Paix les différents éléments de la population athénienne, il distingue les cultivateurs, les commerçants, les artisans, les métèques et les

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