‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 170 sur 229 · Platon. Lois, VII, p. 80o E cl 806 A · texte numérisé non relu

Platon. Lois, VII, p. 80o E cl 806 A

166 LA MAIS-d'œCVBE INDC3THIELLB DANS l'aNOENKE GRÈCE

Phères séjournait ordinairement dans son atelier de tissage et travaillait la laine en compagnie de ses servantes '. n Lorsque tu vas dans la chambre de ta mère, dit Socrate à Lysis, j'imagine qu'elle te défend de toucher à sa quenouille, à sa Bavette et à ses autres outils '^. n En Crète, la loi reconnaît à la femme qui divorce le droit d'emporter <• la moitié des choses qu'elle a tissées ', n Une figurine de Tanagra représente « une femme assise sur un fauteuil richement décoré, les pieds sur un tabouret, tenant de son bras droit un peloton de laine rouge enroulé autour d'un bâton*. » Ailleurs, une autre femme fait quelque broderie au moment où une de ses amies vient lui rendre visite^. Dans une comédie d'Aristophane, quand les femmes d'Athènes veulent changer de besogne avec les hommes, Lysistrata dit à l'un d'eux : >< Prends cette corbeille, relève ta ceinture, et carde la laine en mangeant des fèves'' ». Les Grecques en arrivaient ainsi à acquérir une grande habileté de main. On attribuait à une femme de Cos l'invention d'un procédé pour dévider les cocons du bombyx et faire avec les fils des étoffes transparentes '. Le péplos offert annuellement à la divinité nationale d'Athènes était fabriqué par les jeunes filles de l'aristocratie ^. Le beau costume dont se pare Praxinoa dans une idylle de Théocrite a été tissé par elle-même ^, et les vêtements royaux de Démétrios Poliorcète étaient l'œuvre de sa femme Phila '".

Le besoin forçait plus d'une citoyenne à se louer comme nourrice. Celles que mentionnent les inscriptions funéraires nous cachent leur condition"; mais il se peut qu'elles ne soient pas toutes des esclaves ou des étrangères. Un texte de Démosthène

1. PoLVBN, V[, 1, 5 :Tiv [i7]-cipa tv toïî larâloi tijî tnÀioioup-ffa; tûv 6£pa;tatv(3v È7:i[MÏ,on^vi]v.

2. Platon, Lysii, 4 : OS ti yap kou Siaïwiùn 3£ ^ t^ç anaflri; ^ r^4 x£p);i5oî jj âXlou Tou TlSï Jttpi taXïoioupTfav opïâïwv SjtTsoflai.

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