‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 197 sur 229 · BCH, XIV, p. 396, 480 et · texte numérisé non relu

BCH, XIV, p. 396, 480 et

2, AnisTOPHANE, Plulus, 510 et suiv.

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année de 360 jours, et au temps de Démosthène 486 drachmes '. M. Mauri pense que ces chiffres sont trop faibles, et il leur substitue ceux de 400 et de 525 drachmes-. Ces sortes d'évaluations prêtent toujours à l'arbitraire ; aussi vaut-il mieux s'en tenir k l'opinion des contemporains eux-mêmes. Or Aristophane nous parle dans ses tî ué/ws {jouées en 422) d'un individu, marié et père d'un enfant, qui se nourrit, lui et sa famille, très modestement il est vrai, avec trois oboles par jour, ou 177 drachmes pour l'année de 354 jours''. Joignez-y 45 drachmes pour l'habillement et 36 pour le logement, comme le veulent Bockh et Mauri, et même 14 driichmes pour frais divers, comme le veut Mauri*. Cela fait au total 272 drachmes par an, alors que le salaire journalier était d'une drachme. La différence est assez sensible pour combler le déficit causé par le cbûmage. Que si l'on allègue qu'un ménage athénien était habituellement plus nombreux, on se rappellera par contre que les (ils adultes aidaient le père à supporter les charges de son budget''.

Dira-t-on qu'Aristophane a trop réduit les dépenses de bouche? Voici un texte de Lysias qui confirme son assertion. Un tuteur infidèle avait fixé à cinq oboles par jour les frais de nourriture de trois enfants mineurs. Lysîas trouve cette estimation très exagérée, et il compte pour l'entretien complet de ces trois enfants, du pédagogue et d'une servante un peu plus de trois drachmes, en ajoutant que la dépense réelle a dû être bien moindre ''. On notera d'ailleurs qu'il s'agit ici d'une maison riche, puisque le père possédait une fortune de treize talents (environ 78.000 francs''.)

L'adversaire de Phénippe déclare qu'avec le revenu d'un capital de 45 mines on a tout juste de quoi vivre ". 45 mines à \2 0/0

i. BÔCK", Staatihauskaltung der Alhener, L. I, cli. 20.

2. A. M*um, / cilladiiii lavoratori deU'Altica, p. 78 el s«iv.

3. Aristophane, Goépe», 300-301 : 'Ako yàp toSSé jis toi iiidlapiou (le Irioboie) tpiTov aÛTov î/en iiçira Set xai Sùla xôi'^ov. Le scholiasle inlerpri-lc mal ce passage. Mi tphav aùtdu doit se traduire : " moi troisit'iiie ■> parce que l'individu qui parle a une femme et un enfant,

4. Je neciiange rienîi ces chiffres, bien qu'ils se rapportonl il une famille de quatre personnes.

3. Voir par exemple CIA, I, 324, et Mickel, 394, I. 70-11 . C. LvsiAS. XXXn, 20 et 28.

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