Tel est Kerdon dans le VII' mime d'Hérondàs
4. Ménandde. 698 Kock : Aoûltii ■j!vo\iivbi, SoùXt, Bouî.eÛ(i)v çoSoï' 'A[iviiuovîi -fàp Ta3.!.o; âfyl'.'Ja.i ÇuïoO.
5. Abistote, lihélor, II, 24, 9. Cf. Caillemeh, Dict. des ant., III, p. 306 el
6. La formule usitée le plus souvent dans ces actes au sujet de l'esclave libéré est celle-ci : Kipioî tarai (le maître) xoXaïwv «".j xa ÔAi) (WF, 61). Au n" 49 on lit : Kùpiot htoi ipiiuv [le maître) lmTi>iiwv StufpJvi Tfnimoi Si aOoi ùi a.iMp'f. Jo doute qne cette restriction ait exclu le droit de porter des coups.
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ht. VIE DES OUVRIERS 203
De tous les travaux, le plus fatigant peut-être était celui des mines et des carrières. Diodore de Sicile fait un tableau lamentable des souffrances qu'enduraient les ouvriers condamnés à ce dur labeur en Egypte et en Espagne '. Il est difficile de savoir si en Grèce leur condition était la même. A Paros il y avait des carrières de marbre à ciel ouvert, et des galeries souterraines éclairées par des lampes ^. A Samos les mineurs en étaient réduits à se tenir sur le dos ou sur le côté ^. Élien nous apprend que des familles entières passaient loute leur existence dans les carrières des environs de Syracuse ; on s'y mariait ; on y donnait le jour à des enfants; et ceux-ci, quand ils allaient pour la première fois à la ville, étaient tout étonnés d'apercevoir des chevaux et des bœufs attelés*. Plutarque déplore le sort de ces malheureux que l'on enchaîne dans les mines, et qui se consument dans ces endroits fangeux et malsains^. Leurs seuls outils étaient le marteau, la pointerolle, le pic et la pelle, sans compter la lampe. Les galeries étaient étroites et sinueuses. Ils étaient souvent forcés de ramper à genoux ou ô plat-ventre, et comme la ventilation était très défectueuse, l'air y devenait vite irrespirable et la chaleur accablante, malgré leur complète nudité ^. On a des indices que « les équipes se succédaient de dix en dix heures ' ». Les coups et la mise aux fers étaient le procédé adopté par les surveillants pour vaincre la paresse de l'ouvrier et triompher de son mauvais vouloir.
Le transport des déblais et du minerai se faisait au moyen de paniers en sparterie ou en cuir, que l'on chargeait sur son dos *, Une plaque corinthienne en terre cuite montre des ouvriers travaillant dans une carrière, « L'un d'eux attaque avec un mar-