‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 29 sur 229 · Helbig, L'ipopée homérique, p. S · texte numérisé non relu

Helbig, L'ipopée homérique, p. S

l'ËVOLLTION de l'iNDDSTRIE en GRÈCE 27

se soient déjà aperçus des avantages du lieu et qu'ils aient eu en cet endroit un centre industriel. Dans la suite, en tout cas, Corinthe ne tarda pas à atteindre un haut degré de prospérité. Avec l'argile blanche de ses falaises, elle modela des poteries dont ta vogue fut extraordinaire ' ; elle fit des tissus et des tapis de laine ornés de belles couleurs^; elle tira du bassin de l'Acheloos des bois de constructions navales *, et elle eut le mérite d'inventer vers l'an 700 la trière * ; enlin elle demanda à l'Eubée et plus tard à l'Etrurie'' les métaux qui lui permirent de fabriquer à profusion des armes, des vases, des miroirs et des ustensiles de tout genre ^. Là encore, les progrès de la colonisation marchèrent de pair avec ceux de l'industrie. En 734, les Corinthiens se fixèrent à Corcyre et k Syracuse ', et s'il ne paraît pas qu'ils se soient installés à demeure sur la côte étrusque, ils nouèrent dans le pays des liens étroits, comme le prouve l'histoire de Démarate*.

L'essor économique de Milet, de Chalcis et de Corinthe se manifeste dans beaucoup d'autres villes de la Grèce. Sans doute il faudrait ici faire quelques réserves. Toute cité maritime n'était pas nécessairement une cité industrielle, et plus d'une employa ses navires b transporter seulement les produits d'autrui. De même, la colonisation put être parfois provoquée par des causes étrangères à l'état de l'industrie, notamment par l'excès de population, les révolutions politiques ou l'hostilité des voisins. Il est visible cependant que les efforts tenaces des Grecs

1. Rayet et CoLUGNON, HUtoire de la céramique grecqae, p. 58-59,

2. Bahtii, Corinlhioram commercii et mercatane hùtorâs parlicula, p. 2i-39.

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