‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 34 sur 229 · HÉn., IV · texte numérisé non relu

HÉn., IV

8. CoLLiQNON, Hiit. de la sculpture grecque, I, p. 153 et suiv. Udc tradition fait de Glaukos un Ghiotc.

9. Hébodote, 1, 51 ; Pausanias, X, 16, 1 ; Athénée, XII, p. 514 F.

10. HÉn., III, 60; Abistote, Politique, VIII, 9, 4 : "Ep^a IIoluxpoiTtia.

it. On attribuait une invention navale |à Polycrate (Alexis, dans Athénée, XII, p. 540E; Lysimaqub cité par SuiuAS, Sifiiiov ô 8^;»o;). Il avait une aotte de 100 navires (IIér., III, 39).

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tion des tapis' et la bijouterie-, on aura une idée de la diversité des métiers que pratiquaient les ouvriers samiens au vi* siècle.

A en croire Thucydide, eet état de choses était commun à toute rionie^. Il ne fut pas interrompu par la soumission de la contrée à la Perse. Gouvernées par des tyrans qui g^aran tissaient leur obéissance, ces villes désormais n'eurent d'autre souci que de tirer le meilleur parti possible de leurs ressources, et il est vraisemblable que leur annexion à cet immense empire fut à certains égards une bonne fortune pour elles, parce qu'elle étendit jusqu'au cœur de l'Asie le rayonnement de leur activité commerciale.

Dans ta Grèce d'Occident, c'est-à-dire en Sicile et en Italie, le développement de l'industrie fut peut-être entravé par la proximité de Carthage*, par la concurrence de la Grèce propre et de la Grèce asiatique, et par la fertilité exceptionnelle d'un sol qui tournait de préférence les gens vers l'agriculture. Néanmoins, la puissante marine du tyran Gélonde Syracuse^, l'énorme accroissement de la superficie et de la population de la capitale, les travaux publics qui furent entrepris dans cette cité, à Agrîgente, à Himère et ailleurs, les ex-voto déposés dans les temples, l'abondance du monnayage local '', tout cela montre que la Sicile ne demeura pas en debors du mouvement économique que nous décrivons, et il en fut de même des villes helléniques 9'Italie, si l'on en juge d'après ce que les auteurs nous racontent de Sybarîs', dont la destruction remonte à 510.

Le fait saillant du v* siècle fut la primauté qu'Athènes exerça alors dans tout le monde grec. Malgré l'antagonisme, tantôt latent, tantôt déclaré, de Sparte, les Athéniens se placèrent durant cette période à la tête de l'Hellade, et leur prépondérance ne fut pas moins marquée dans le domaine industriel et commercial que dans tous les autres,

i . Introduction k Samos des moutons à laine fine de Milet et de l'Attique {Athémée, XII, p. 540 D. Cf. Théochite, XV, 125).

2. Le fameux anneau de Polycrate était l'œuvre de Théodoros (Héu., III, 41). Pythagore de Samos avait pour père un bijoutier (Diooënb Laëhce, VIII, I, i).

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