‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 41 sur 229 · Voir chapitre VU · texte numérisé non relu

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9. Héhodote, II, 167 : "Hmata SI Koptvflioi Svovtai loù; Ytifoxifya-i.

10. Les tyrans, dit Aristotc {Polit., VIII, 8, 7), ont pour principe to iwli- [lEÎvTOlf Yvupt|ioi;xaîS<iif6eipiiii XoiSpaxai fsvipi3( Atd fUYaBiiJiiv.

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absolu. Le régime nouveau paraît même avoir eu pour eux des complaisances toutes spéciales. Les tyrans ne se contentèrent pas de distribuer aux roturiers une partie des terres dont ils avaient dépouillé les nobles. Ils leur ouvrirent encore d'abondantes sources de gain par la colonisaiion, par L'extension du commerce, par le développement de l'industrie, par l'exécution des travaux d'utilité publique, et ils favorisèrent de la sorte l'accroissement de la richesse mobilière entre les mains de la classe inférieure. Dès lors, les gens de métier, tant ouvriers que patrons, occupèrent dans la société une place beaucoup plus grande qu'autrefois; ils en devinrent un des éléments essentiels; ils furent aussi nécessaires à l'btat qu'aux particuliers, et ils se relevèrent dans l'opinion en raison de leurs services et de leurs progrès. Plusieurs tyrans s'ingénièrent -même pour mettre le travail en honneur par l'obligation qu'ils imposèrent à tous de travailler ' ,

Cette tendance ne fit que s'accentuer dans les démocraties. Il y avait à Athènes une loi contre l'oisiveté. Quel qu'en soit l'auteur, Solon ou Pisistrate -, toujours est-il qu'elle demeura longtemps en vigueur, puisque Ljsias écrivit un plaidoyer pour un procès de ce genre au début du iv" siècle ■^, et que le philosophe Cléanthës fut traduit de ce chef en justice vers l'an 300 *. Elle visait non pas tous les citoyens indistinctement, mais ceux qui n'avaient pas des moyens réguliers d'existence. Elle voulait qu'ils gagnassent leur vie par un travail quelconque, sous peine d'amende, et, en cas de récidive, sous peine d'atimie. Elle laissait d'ailleurs à chacun la faculté de choisir la profession qu'il lui plaisait, et elle plaçait sur le même pied la culture du sol, l'industrie et le commerce^. Dans le même ordre d'idées, Solon décida que le fils ne serait pas tenu de nourrir son père, quand ce dernier aurait négligé de lui enseigner un métier, et on entendait par là un métier industriel''. Quelques-uns estimaient

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