XII. — GuuiiUD. — La maia-ilœavre
SO LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE
toujours vivace en Grèce; on en trouve l'écho, nullement affaibli, jusque dans les écrits de Plutarque et de Lucien'. Mais ce préjugé ne pénétra profondément ni dans les mœurs ni dans les institutions. Le public, s'il connut ces belles théories, s'y montra réfractaire, et la classe inférieure n'en souffrit pas plus dans sa considération que dans ses intérêts. Elles n'empêchèrent ni les arts manuels de prospérer, ni les ouvriers de travailler, ni les patrons de s'enrichir. C'est tout au plus si elles fournirent aux aristocrates des arguments de plus à l'appui d'une opinion qui était traditionnelle chez eux. Elles n'eurent d'autre effet que de créer k l'usage des gens distingués ou prétendus tels une sorte de snobisme qui fut en somme peu contagieux, et qui n'entama guère le gros de la population.
1. Plutarque, An; aenigerendu sil reiftublica, i ; Piriclèi, 1 et 2 LuciEn, 1, 9;LXIX, 12.