DIVISION DU TRAVAIL INDCSTHIEL
quer le pain chez soi ' ; mais il y eut également des meiviiers et des boulangers qui travaillaient pour tout le monde. D'ordinaire ces deux professions étaient séparées^, et on évitait autant que possible de les réunir l'une à l'autre ^. La pâtisserie ne fut longtemps que l'accessoire de la boulangerie; elle ne se constitua à part que vers l'époque romaine*. Néanmoins, un poète de la comédie moyenne nous montre que dès le iv* .«iiècle avant notre ère elle tendait à s'isoler =*. Quant k la cuisine, elle réclama un personnel de plus en plus varié. Au-dessous du chef, on distinguait parfois « l'jij/sxsLs; qui hachait les condiments, allumait et soufflait le feu, le Tp3X£!;àKS'.é; qui arrangeait la table, lavait la vaisselle et remplissait les coupes, le Swnovo; ou à-(opâirzT,^ qui allait au marché. Dans un dîner d'apparat, on ne compte pas moins de douze cuisiniers employés aux préparatifs du festin ^. » li semble même que tout cuisinier en renom cherchât p se créer une spécialité ; ainsi Agis de Rhodes était sans rival pour les fritures de poisson, Aphthonétos pour les boudins, Euthynos pour la purée de lentilles, Lamprias pour les ragoûts noirs '.
La laine traversait, pour se transformer en tissus et en vêtements, une série d'opérations dont chacune donnait lieu k une profession déterminée. Quand elle était encore en suint, les ip'.oaXùTai la lavaient avec une eau savonneuse *, puis le Çâyti;; ou la Çâvtpia l'épluchait, la peignait^, et alors elle était en. état d'être filée, à moins qu'on l'envoyât préalablement chez le teinturier. Le soin de filer regardait surtout les femmes '". Il n'en était pas de même du tissage, qui, sans exclure les femmes, incombait de préférence aux hommes". L'étoffe arrivait ensuite au foulon. Là ellesubis-