Ps.-Ahistote, Économ., Il, 2, 7 et
7. Ibid., II, 2, 3 ; TiTiv te v(i[»ij[j.iiTwv t!]» xaTaXXaYÎiv àniSouTo [j.iâ tpanlÇT].
8. Ibid., II, 2, 36 : SuuiSaùXiuoE xàv {j.ôXi6Sov rov ex rùv Aoiupluv T^apaXa^Si-
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quences qu'entraînaient pour le travail industriel de pareilles opérations.
On a soutenu que la ville de Milet " avait érigé la manufacture de ses laines en monopole ' », et l'on s'est fondé pour cela sur une simple phrase de Cicéron. « Je négligerai d'évaluer, dit l'orateur, la quantité de laines publiques que Verres a dérobée aux Milésiens -. » C'est beaucoup se risquer que de conclure de là à l'existence d'un monopole d'Etat. Il est plus naturel de penser que cette cité possédait des troupeaux, et qu'il est question ici de la laine que ce bétail fournissait. On a étendu la même hypothèse k la ville de Laodicée, dont les biibitants, d'après Strabon, « tiraient de leurs laines de beaux profits^. » Il est clair pourtant que l'auteur vise dans ce passage soit les taxes qui pesaient sur cette denrée *, soit les bénéfices qu'elle donnait aux éleveurs et aux fabricants de tissus.
On a dit aussi qu'à Rhodes la fabrication des amphores était un monopole d'Etat, sous prétexte que ce% vases portent fréquemment une estampille otïicielle, comme le nom de la cité et celui d'un magistrat éponyme. Mais il se peut que ces marques aient eu plutôt pour but d'attester aux yeux des étrangers la provenance et la date du vin que renfermaient les récipients '■'.
L'Etat décidait souvent des travaux d'embellissement ou d'utilité publique ; mais ce n'était pas d'ordinaire en vue d'assurer de l'ouvrage aux artisans''. Quand Thémistocle, par exemple, créa l'arsenal du Pirée, il ne songeait qu'à la puissance maritime d'Athènes et aux exigences de sa flotte". Malgré le souci qu "avaient les Rhodiens du bien-être de la classe pauvre, on ne voit pas que leurs chantiers de constructions navales eussent
vtiï itapi tûv iBnuTÛv Tijv xûXiv, (ôuTcsp £;ciglouv, SfÈpayjiov, eTt» TiÇavtac aùtoin Ti|ii]v iJaSpa/^iiou oût(i> jîoiXeïv.
1. Mahquamjt, Vie privée des Bomains, II, p. i08 (tr, franc.).
2. Cicéron, In Verrem, I, 34, 86 ; ci Quid a Milesiis lanae pubUcae abstulerit. •<
3. Stbabon, XII, p. 518 : IlfOdoEeiJovtai XajuifiTK àr.' aÙTiSï (tûv ipi'tov).
4. Impôt sur la laine à Cos {Michel, 720, 1. 8; Cf. Th. Reinach dans la Revue des éludes grecques, IV, p, 368).
5. Rayet et CoLLiGNON, ffîsloire de la céramique grecque, p. 359-362.
6. FHOTiBeRGEB {De oplficum apud veleres Graecos condiUone,^. 28, note 94) a cru Toir dans Polyen, III, S, quelque chose d'analogue fi nos ateliers nationaux de 1848. C'est plutôt la mise en réquisition des citoyens pour fabriquer dos armes dans une circonstance pressante.