‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 81 sur 229 · CIA, IV, 2, 192 c, 830 i · texte numérisé non relu

CIA, IV, 2, 192 c, 830 i

8. Choisy, Etades épigraphiqaei »ur l'architecture grecqae, p. 159,

76 LA JIA[N-D (EUVBE IXDUSTHIELLG DANS L A^CIKSNE GRÈCE

tionnaires apportaient i» rédiger les cahiers des charges imposées aux entrepreneurs et & surveiller les travaux ', on hésite & accepter ime pareille hypothèse. En réalité, nous ignorons les raisons quon eut de se décider pour tel ou tel procédé dans telle ou telle circonstance.

A Délos, l'État avait coutume de donner è l'entreprise les gros ouvrages, tandis que pour les moindres il employait volontiers des salariés *. L'inscription d'Hermione montre des [iiaôuTof au service de la cité'', et celle de Trézène distingue les lp-;Si-i3ii, c'est-à-dire les entrepreneurs, des autres artisans^. Pour Delphes, il est difficile de se prononcer, car les testes manquent de précision •*; mais pour Epidaure, le doute n'est pas possible. Dans l'inscription 241 du recueil de Gavvadias, le mot EfÀETO désigne toujours une entreprise; par conséquent, chaque fois que cette locution est absente, on est en droit de penser que le travail est fait en régie. A Corcyre, nous voyons des [iiaewTo! en train de bâtir ou de réparer quelque monument religieux ", Denys le tyran réussit à fabriquer très rapidement une énorme quantité d'armes et de navires de guerre en attirant à Syracuse beaucoup d'ouvriers qu'il payait bien ^ A Ephèse, d'après Vitruve, " lorsqu'un architecte se chargeait de diriger un ouvrage public, il s'engageait à ne pas dépasser une certaine somme. Le devis était remis au magistrat, et les biens de l'architecte étaient hypothéqués. Quand les travaux étaient achevés, si la dépense répondait exactement aux prévisions, il était comblé de décrets honorifiques. Si les prévisions étaient dépassées d'un quart, l'excédent était fourni par le Trésor, et aucune peine n'atteignait l'architecte. Mais si l'excédent était supérieur au quart, tout le surplus était imputé sur ses biens *". » Ces règles n'étaient évidemment compatibles qu'avec le système de la régie.

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