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gré que les statistiques sur ce point particulier fassent défaut, on voit que la diminution de la population rurale porte sur la partie agricole de cette population.
Le dénombrement officiel ici encore pourrait nous donner de très utiles indications (statistique agricole de 1892) (1)
Années POPULATION Rapports au total de la population agricole | non agricole totale agricole | non agricole
Il est donc bien démontré que la diminution porte sur la population agricole.
Mais dans la population agricole il y a lieu de faire encore des distinctions entre la partie active de cette population c’est-à-dire celle qui travaille réellement aux champs, et celle qui n’y travaille pas et qui est composée des enfants jeunes, des filles et des femmes d’un grand nombre d'agriculteurs ainsi que des vieillards.
Les statistiques décennales de 1862, 1882 et 1892, nous donnent des indications précieuses qui nous permettent de distinguer les salariés des exploitants indépendants’
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1862 1882 1892 CT) TR STE nue. SA Er Nombre || Nombre |'"10| Nombre roportion
Exploitants indép. (3.253.329) 44.2/3.460.600| 50 13.604.789! 54.1 Travailleurs salar.|4. 109.065! 55.8/3.459.904| 50 |3.058.346| 45.9 PRIE) Er 7.363.065] 100.016.913.504! 100.016.763.132 100.0
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Nous nous contenterons de ces chiffres qui sont très suffisants et qui sont du reste comparables entre eux. Nous ne prendrons pas les données des différents recensements effectués depuis parce qu'à l’agriculture on a adjoint les forêts et la pêche et que l’on a complètement modifié la répartition des femmes dans les différentes catégories de travailleurs.
Du tableau ci-dessous nous pouvons tirer comme conclusions :
19° Que depuis 1862 la population agricole aclive va toujours en diminuant.
20 Que le nombre des exploitants indépendants va toujours s’accroissant.
3° Que le nombre des travailleurs salariés vatoujours diminuant et dans de grandes proportion à
Il y a lieu de remarquer qu'entre 1862 et 1882 la perte de l’Alsace-Lorraine a pu faire diminuer le chiffre de la population active ; mais alors l’accroissement du nombre des indépendants n’est que plus significative.
Si on voulait pousser plus avant cette étude et faire passer dans la catégorie des indépendants certains salariés qui exploitent comme propriétaires, fermiers où métayers une petite propriété le tableau ci-dessus serait modifié comme suit
© Nombre [Propon, Nombre de Fi Nombre firourt. Indépendants | 4.387.719! 59.5 | 4.187.974] 60.5 | 4.193.739) 62.9 Salariés. . . .| 2.975.246) 40.5 | 2.625.530] 39.5 | 2.469.396! 37.1
Total..| 7.363.6651100.0 | 6.913.504100.0 | 6.663.135/100..
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Nos conclusions ne sont pas modifiées : le nombre des indépendants s'accroît tandis que celui des salariés diminue. Cependant dans ce dernier tableau la diminution des salariés paraît moins rapide parce que le nombre des journaliers exploitants a diminué considérablement, il passe de 1.134.490 en 1862 à 727.374 en 1882 et à 988.950 en 1892. Mais l'important, et notre étude statistique n’a pas eu d'autre but, c’est qu'il est démontré par des documents dont la valeur n’est pas mise en doute que le nombre des salariés agricole a seul subi une diminution qui s’est accentuée au point d’en devenir inquiétante pour beaucoup de raisons.
Il nous faut faire un nouveau pas en avant et nous demander quels sont les salariés qui désertent le plus. Déjà nous avons vu que le nombre des salariés-exploitants a diminué considérablement de 1862 à 1892, voyons en nous aidant cette fois des recensements quinquennaux ce que devient l’élément féminin salarié. Les réserves que nous faisions précédemment à leur sujet n’ont plus ici leur raison d’être car nous allons seulement comparer entre eux les chiffres des recensements effectués depuis 1896 d’après une méthode qui reste toujours la même. C’est dire que notre comparaison peut parfaitement être admise au point de vue scientifique. Nous ferons remarquer tout d’abord que les femmes qui figurent dans cette statistique sont presque toutes employées dans l’agriculture et très peu dans les exploitations forestières ou dans les établissements de pêche.
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En 1896 on comptait 1.073.650 femmes, en 1901 on en comptait 802.470 et en 1906 seulement 688.060.
Les statistiques décennales de 1882 et 1892 accusaient déjà cette diminution pour les seules servantes de fermes qui étaient 532.026 en 1882 et 461.910 en 1892 soit en dix ans une diminution de 70.116 unités.
Les domestiques de ferme mâles ont également diminué. Le tableau ci-dessous nous permettra de nous rendre compte de la désertion de cette catégorie de travailleurs.