RÉPONSE A QUELQUES FEMMES LIBRES
Quelques femmes libres prétendent établir l’égalité entre l’adultère du mari et celui de la femme.
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LA MAISON CLOSB
L’adultère de la femme est, peut-être, le plus grand crime social.
Donner à un homme à élever, à nourrir, à défendre, à aimer, à caresser des enfants que l’on se fait faire par un autre, est quelque chose d’odieux et d’infàme.
Il me semble que ce fait seul constitue une suffisante différence entre l’adultère de l’homme et celui de la femme.
L’amour est toute la femme, sa chasteté est
toute la famille; aussi est-ce là qu’on a mis son honneur. — Vous souriez, madame, vous maintenez votre opinion ; eh bien, répondez à ces deux questions :
Un homme est-il déshonoré à vos yeux pour avoir satisfait le caprice que lui inspirait une très-jolie femme de chambre ?
Une femme est-elle déshonorée à vos yeux pour s’étre abandonnée à son cocher?
Vous avez une fille et un fils à marier : on vous propose pour votre fils une fille belle, spi-
rituelle, distinguée, riche, mais qui a eu seulement quelques amants, deux ou trois, tout au plus; seulement, cela est connu et a fait un peu de scandale.
Pour votre fille, au contraire, on vous présente un jeune hommç, suffisamment bien de sa personne, d’une fortune honnête, d’une famille suffisante, et on ajoute, pour vous déci-
der, que c’est un modèle de sagesse, et que l’on peut vous garantir qu’il arrivera vierge aux bras de sa jeune fiancée.
Quelle sera votre impression sur les deux personnes ?
Vous refuserez probablement la fille.
Vous rirez, sans aucun doute, au nez du jeune homme.
’L\ MAISON CLOSK