PAR MARIE DE S** B** W
Fragments.
Celui qu’elle aime est là, grand, bien fait...
Enfant encor par la naïveté,
Poêle qu’a béni Timagination,
Celle qu’il veut choisir petite et potelée...
Son front est couronné d’opulents cheveux blonds .
Ses cils soyeux et longs
Voilent des yeux d’azur
Sa démarche incertaine
Garde la conscience encor de sa faiblesse.
Pour entrer dans la vie, il lui faut un appui.
Je veux de mes héros vous tracer le portrait... Pauvre Aline ! elle a donc appris mon mariage... Il avait déjà mis en tête du papier :
<r Mon cher oncle,aujourd’hui je veux remercier. » Il écarta du doigt la lettre commencée...
LA MAISUN GLOSË
Sa voix était monotone et sans expression...
Lucien trouva chez lui une riche corbeille. Ce qu’elle contenait était choisi avec une distinction parfaite; oq n’avait pas oublié, dans le choix des couleurs, que Sarah était blonde.
C’était la seconde émotion que Lucien eût surprise. La première s’était montrée à propos d'une opinion que Lucien avait éniise un peu légèrement, relativement à des confitures qu’elle avait confectionnées ellfr-roème.
Cette seconde émotion fut un peu plus forte.
La mauvaise humeur est contagieuse.
Il songea à faire une visite à son oncle.
L’oncle le reçut froidement : il n’était revenu que de la veille.
Lucien manifesta sa reconnaissance.
— Croyez-vous que j’aie pris, pour vous combler de bienfaits, le naoment où vous vous êtes montré désobéissant.
— Mais..., dit Lucien.
— Mais, dit l’oncle, je ne vous ai rien donné, et je ne veux même pas voir la femme que vous prenez.
Comme il rentrait chez lui, son portier lui dit :
— Voici une lettre qu’a apportée le domestique de l’oncle de monsieur.
— Si c’est un présent, je le refuse.
Il ouvrit la lettre, elle était d’Adèle.
« Mon voyage dqrera toute la belle saison, je serai enchantée que vous acceptiez pour ce temps ma maison de campagne. »
Mais sa voix monotone et sans expression...
. / Une riche corbeille
L'attendait au logis...
Tout avait le cachet de la distinction ;
Avait harmonisé
Les couleurs aux cheveux de la blonde Marie... Elle avait laissé voir semblable émotion Une fois seulement qu’il était question De conserves de fruits qu’elle-même avait faites. 11 avait là-dessus parlé légèrement...
La contrariété, cette fois, fut plus forte;
La mauvaise humeur est souvent contagieuse.
Il songe qu’à son oncle il doit une visite.
L’oncle était revenu la veille seulement.
Léon fut accueilli par lui très-froidement;
Et, dès qu’il lui parla de sa reconnaissance,
« Eh ! je n’ai pas, monsieur, la sotte complaisance De payer de bienfaits la désobéissance.
— Mais,..,répondilLéon. — Maisjen’airien donné; La femme malgré moi que vous avez choisie,
Je ne la verrai pas
Léon rentrait chez lui ;
Le portier, l’arrêtant, lui dit ; « Le domestique De votre oncle est venu remettre ce billet.
— Mais, si c’est un cadeau, cette fois, je refuse. » 11 rompit le cachet, la lettre était d’Aline :
« Je vais aux bains de mer passer cette saison. Acceptez pour ce temps ma petite maison. »
C’est un grand brun avec un habit gris...
C’est un grand homme brun vêtu de gris.'
Les clauses du contrat..., restrictions perfides ' et précautions injurieuses.
Il pria l’homme d’affaires de se charger d’une lettre pour le père de Sarah ; puis il alla à la mairie faire afficher ses bans, et fit tout préparer à l’église.
Quinze jours après, Lucien se réveilla plus heureux qu’il n’avait jamais été ; il prit un bain et s’habilla; il alla à son ancien logement, et y monta sans rien dire au portier.
Adèle ouvrit la porte elle-même.
Elle pâlit en le voyant.
— Adèle, c’est aujourd’hui le jour de mes noces.
— Je le sais... J’irai à l’église, et personne ne priera avec plus d’ardeur pour votre félicité.
On entendit rouler une voiture.
C’était la mère de madame L***.
Deux heures après, Lucien et Adèle étaient seuls renfermés dans la petite maison de campagne.