‹ La maison d'un bourgeois au dix-huitième siècleChapitre 17 sur 40 · IMMEUBLES & CAPITAUX · texte numérisé non relu

IMMEUBLES & CAPITAUX

M. Tamisier possédait à Gargas , près d'Apt, deux maisons et diverses pièces de terre , qu'il vendit, de 1750a 1754 , moyennant une somme totale de L. 5,3 jo

Ses propriétés , situées à Apt, consistaient en deux maisons , un verger, une vigne et un pré , d'une valeur totale de 11,700

Il avait prêté à M. Orcel, de la ville d'Aix, 2,000 livres, à M. Nicolas Durand, bourgeois, 3,000 livres. . . . )-,ooo

Divers autres placements 2,500

Total L. 24, 5 50

Les revenus des immeubles situés à Apt, étaient abandonnés, par M. Tamisier, c^ ses sœurs, « pour les aider h vivre avec plus d'aisance. » Il dota successivement ses huit neveux ou nièces ; il leur donnait joo livres, le jour du mariage, et 1 ,000 livres à prendre sur son héritage. Par exception, sa nièce Jeanne Martin, qui demeurait avec lui, reçut 10,000 livres, en trousseau ou en argent comptant, le jour de son mariage avec M. Elzéar Orcel ( 8 janvier 1768).

Indépendamment de ces donations, M. Tamisier prélevait sur ses revenus, qui ne pouvaient excéder 6 il 7,000 livres , une assez forte somme pour secourir les malheureux. Il était un des fondateurs de l'hôpital général, directeur de l'hôpital St-Esprit, recteur de l'œuvre des pauvres honteux de sa paroisse,et faisait directement d'abondantes aumônes.

Aussi pieux que charitable, il s'était affilié à un grand nombre de congrégations religieuses. Il était du tiers-ordre, et faisait partie des confréries de

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