I.XXXIX
« M^ JEAN DE KAIS, chevalier, le 2^' des chevaliers.
« COLARD DE KAIS, escuier en 1396. — Annal, ccclésiast. ms. »
D. Grenier : Colhrlioii de Picardie, tome 56, fol. 2 et 3. (Extrait des <( Maisons des Rois de M. de Beau j on », vol. 68, p. 58.)
Une autre copie tronquée de ce fragment se trouve au tome 139 de la même collection, fol. 95.
(aX. 1334). HOMMAGE RENDU A l'aBBAYE DE CORBIE PAR JEAX DE MOLLEMONT, BEAU-FRÈRE DE DREUX DE CAIX.
VI. Item che meismes jour, an et liu, et présens les devans dis, Jehan de MoUemont, comme pour le bail de son dit fil, renouvela dudit Monseigneur l'abbé, un autre fief qui li estoit venu par la succession de se dite mère ; et fu commandé audit père ensi que dessus est dit
VII. L'an mil cccxxxiiii, le jour de Saint Mahiu, fist son hommage à Monsieur de Corbie, en se cambre, Jehans de MoUemont li Jones, fil de Jehan de MoUemont, escuier, de tout le fief que li esqueit de Damoiselle Marie de Hem, sa mère, séant à Chérisy.
Item d'un autre fief contenant xi journaux environ, séant à la Gauchie de Bayenviller
Rôle des fiejfcs de Corbie, dans D. Grexier : CoUect. de Picardie, 33, page 5, article 2.
XLMII
(14 JUIN" 1540). PIÈCES CONXERXAXT LA REVUE DE LA CO.MPAGXIE DE HUE DE CAIX, ÉCUVER.
« La monstre HUET DE CAIS, escuier, et 9 escuiers aveucq li reç. à Tost devant Thun le Vesque le xiiii'' jour de juing l'an m.ccc.xl.
Le dit HUET, cheval rouge baille tache blanche entre nar. sans poil pié sen. devant et pié destre derr. blanc xl 1.
Jehanin La Vaque , cheval mautaint labour devant xxv 1. »
(Le sceau manque et la pièce paraît incomplète.)
Bibl. Nul. — Titres originaux; Sceaux de Clairambault, vol. 24, n"42, p. 1727.
Thun-L'évèque est dans le Nord, près Cambray. Il y a un autre Thun dans le même département du Nord. Est-ce Thun-le-Châtel, ou plutôt les Thun cités dans nos deux pièces ne sont-ils pas un seul et même village qu'il faut retrouver aujourd'hui dans Thun-L'évêque ?
Le numéro précédent du même volume de Clairambault est l'ordre des Maréchaux de France relatif à cette montre. En voici le texte :
« Les Maréchaux de France aux Trésoriers de la guerre ou à leurs leustenans, salut : Nous vous envolons enclos sous nostre séel aveuc ces présentes lettres, la monstre de HUET DE CAIS, escuier, aveuc lui 9 escuiers reçeus en l'est devant Thun-le-Chastel, l'an m.ccc.xl, le xiiir jour de juing, montez en la manière que en lescroe de leur monstre est contenu. Si vous mandons que vous leur faciès
compte et paiement de leur giiiges en la manière qu il appartendra. Donné audit leu Tan et le jt)ur dessus diz. »
BihJ. Nul. — Titres originaux; Sccniix de Claikambault, vol. 24, n" 41, page 1726.
(Le sceau manque.)
Ces deux documents sont mal à propos classés à la tamille DES Cars; il n'y a cependant aucun doute qu'il faut y lire DE Cain.. (\'oir ce que nous disons à ce propos, page 82 de notre texte.)
(15 AOUT 1542). EXTRAIT CONCERXAXT AXSEAU DE CAIX.
La Retenue des Gens d'armes de l'Ostel de Nous Raoul Comte d'Eu, Connestable de France, qui iwcc nous ont esté sur les frontières de Flandres et de Haynault es guerres et au service du Roy en l'esté 1342.
(Extrait d'un RouUeau en parchemin estant en la Chambre [des Comptes].)
Fresnel de Soyecourt ANSEAU DÉ CAYS
R(evu) à Saint-Quentin; 13 aou ; hors le 3 octob.
Bibl. Nat. Cabinet des Titres, vol. 684. — Dufourny : Gendarmes de l'Hôtel du Roy (in-4°), fol. 181, verso.
D. Grenier a copié (Collect. de Picardie, T. 33, p. 208) l'extrait d'un manuscrit du Couvent des Frères
Mineurs Je Poitiers, comprenant les chevaliers tués à la bataille du lundi 19 septembre 1356 et enterrés dans leur couvent. Parmi eux se trouve un Anseau de « Heis » que l'on croit être Anseau de Cais ou de Caix.
(20 OCTOBRE 1359). QUITTANCE DE PIERRE DE CAIX, ÉCUVER, POUR SON SERVICE A LA CAMPAGNE DE FLANDRE.
Sachent tuit que je, PIERRE DE CHEY, escuier du bailliage de Senlis, ai eu et reccu de François de l'Hospital, clerc des arbalétriers du Roi, nostre seigneur, en payement seur les gages de moi et de m autres escuiers de ma compaignie, desserviz ou à desservir pour cause de ceste présente guerre, douze livres tournois compté euz pour droitures quarente et huit soulz tournois. De laquelle somme je me tien pour bien paie. Donné à Saint-Qiientin, soubz mon seel le xx" jour d'octobre l'an mil CGC. XXXIX.
Sceau en cire rouge tout à fait truste.
Sur la queue de parchemin du sceau on lit : douze, et un autre mot est caché par le sceau.
Clairambault, Titres scelles, t. 31, p. 2339.
(vers 1350). EXTRAITS DE l' « HISTOIRE DE LA .MAISON DE CHASTILLON- SUR-MARNE... » PAR ANDRÉ DU CHESNE. (PARIS, 162I, IN-FOLIO.) CES EXTRAITS SONT RELATIFS A PIERRE DE CAIX , MARI d'eUSTACHE d'ONGNOLLF^, et a leur FILLE ISABEAU, FE.M.ME DE GOSSON DE LA PORTE.
« 13. Ysabeau de Chastillon, Dame de Chastillon, de Sains, et de Mouy en Beauvoisis.
« Chapitre IX.
« Elle fut conjointe par mariage avec Charles de Soicourt (Soyccourt), chevalier, seigneur de Mouy en Beauvoisis, conseiller et chambellan du Roy Charles VI. Des ancestres duquel j'ay remarqué ce qui suit par bons tiltres. Philippes de Soicourt , chevalier , épousa EUSTACHE D'ON - GNOLLES, laquelle estant demeurée veuve se remaria :' PIERRE DE CAIS, dont elle eut YSABEAU DE CAIS, femme de GOSSON DE LA PORTE, qui fut père de JEAN DE LA PORTE, vivant l'an 1381. De son premier mary et d'elle issit entr'autres cnfans Gilles de Soicourt, chevalier, seigneur de Mouy, Conseiller et Maistre des Requestes de l'Hostel du Roy Charles V, lequel prist alliance avec leanne de Piqueny (Picquigny), fille de Jean de Piqueny, chevalier, et de Catherine de Saint-Pol, son
épouse, dont il procréa plusieurs fils et filles » Op. cit.,
Cette Catherine de Saint-Pol ou de Chastillon, épouse en premières noces de Jean de Picquigny, se remaria ensuite avec Jean, comte de Grandpré, ainsi que le constate le passage suivant du même ouvrage, page 319 :
« Peu après, Jean, comte de Grandpré, mourut, et
laissa veuve ladite Catherine de Chastillon, sa femme, qui reçut d'ailleurs une autre affliction par le trespas de Gilles de Soecourt, son gendre. Cestui-cy décéda l'an mil trois cents soixante-quatorze, ayant eu de Jeanne de Piquen}-, Charles et Marguerite de Soecourt, ses enfants, lesquels estoient lors en bas âge. Pourquoy Catherine, comtesse de Grandpré, leur aïeule, obtint la garde et administration d'iceux, contre GOSSOX DE LA PORTE, qui la prétendoit à cause d'YSABEAU DE CAIS, son espouse, fille de PIERRE DE CAIS et d'EUSTACHE D'OXGXOLLES, mère de Gilles de Soecourt, par Arrest de l'an mil trois cents soixante et quinze. Et depuis, la mesme Catherine assigna aussi vingt
livres de rente sur les revenus qu'elle possédoit es terres de Mello et de Thorotte, pour fonder une Chapellenie en l'Eglise de Mello à l'intention des susdits Gilles de Soecourt et Jeanne de Piqueny, sa femme. »
Voici encore l'extrait de l'arrêt intéressant PIERRE DE CAIX, arrêt qui sert de base aux faits ci-dessus relatés. Preuves de l'ouvrage cité, p. 189 \
« Extraict d'un Arrest de l'an 1375.
« Inter GOSSONEM DE PORTA armigcrum et YSABELLIM eius uxorem ex unâ parte, et dilectum nostrum ultimo Comitem Grandisprati ad causam Comitissœ ejus uxoris ex alià. Conjuges dicehant, quod olim contracto matrimonio inter defunctum Philippum de Soicurià militem, et defunctam EUSTACHIAM D'ON- GNOLLES eius uxorem, Egidius de Soicurià quondam miles ex dicto matrimonio procreatus fuerat. Postmodumque Philippo defuncto, eius uxor matrimonium contraxerat cum PETRO DE GAIS, armigero, ex quo dicta YSABELLIS procreata fuerat. Ex matrimonio etiam contracto inter defunctum Egidium, et loannam de Pinconio procreati fuerunt duo liberi, videlicet Karolus et iMargareta, tempore mortis dicti Egidii minores annis, de quorum ballo agitur, etc. Gomes dicebat Gomitissam eius uxorem esse aviam dictorum minorum annis, etc. »
Relativement aux armoiries d'Eustache d'Ongnolles, on trouve aux Titres scellés de Glaira.mbault (volume 82, p. 6419), une quittance de gages pour service de guerre à Saint-Omer sous Guy de Nesle, maréchal de France, de
' On trouve encore une mention de Pierre de Caix, relativement à la même affaire, dans Mnn. du Prieur de Mondon ville, Tome IX, p. 673 (Bihlioth. Nat. Fonds Français, r\° 24132).
Simon, seigneur d'Ognolles , chevalier en \'ermnndois (Cfr. Demay, n° 6834). Cette quittance, qui porte la date du 12 novembre 1348, est scellée d'un sceau rond de 24 mill., chargé de l'écu suivant : Fretté, au franc canton chargé de cinq poissons en pal posés en sautoir.
La concordance des époques et des localités permet d'attribuer d'une manière presque certaine ces armoiries à Eustache d'OgnoUes (ou d'Ongnolles), femme de Pierre de Caix. Aussi, les avons-nous fait graver. (\'oir p. 113.)
Il nous a été impossible de trouver jusqu'ici les armoiries de Gosson de la Porte. Nous avons vainement cherché dans V Histoire géiiéalos^iqiie des familles nobles du nom de La Porte, par A. DE La Porte (Poitiers, Oudin, 1882, g*^ in-8"). Quant aux Titres scellés de Clairambault, ils contiennent plusieurs sceaux des de La Porte, mais aucun ne peut être attribué avec quelque certitude à un gentilhomme de ce nom, de l'estoc de Gosson de la Porte.
LU
(l) JANVIER I371). MEXTIOX CONXERXANT BAUDIX DE CAIX, ÉCUVER.
« Jean Je Maucourt, demeurant à dis, avoua tenir en foy et hommage du duc de Lorraine à cause de sa chatellenie de Bove un fief assis à Cais joignant BAUDIN DE GAIS, écuyer, le i)" janvier 1371.
Arch. de Vabb. de. Corhie, reg. Bove, n'' 51, fol. 9 v°. »
DoM A'iLLEViEiLLE : Trésor Généalogique^ v" Caix. Pour la hmille de Maucourt, voir plus haut notre Preuve XUY.