‹ La Maison de Caix, rameau mâle des Boves-CoucyChapitre 26 sur 116 · NOT1-: SL'R LA MAISON' DE SOREL · texte numérisé non relu

NOT1-: SL'R LA MAISON' DE SOREL

Il semble V avoir eu au Moyen-Age plusieurs familles du nom de Sorel. Celle dont il est ici question était Picarde et paraît être issue de Robert de Sorel, seigneur de Quesnoysur-Airaisnes ' , au commencement du XIV'-' siècle. D. ViLLEViEiLLE, daiis SOU Trcsor GéncaJogiqiie (Cabimt des Titres, tome 151 bis), cite plusieurs actes relatifs à ce Robert, à partir de Tan 1349'. Il vendit, cette année et l'année suivante, des portions de sa- seigneurie. Après sa mort, arrivée à ce moment, son fils, Robert, 11"^^ du nom, vendit, en 1352, le château et la terre de Quesnoy à Guy QLiieret, fils mineur de noble homme Messire Robert Quieret, chevalier. Dans la dernière pièce, datée du 28 avril 1352, il se qualifie Robert de Sorel, écuyer, sire de Sorel, tandis que précédemment, lui et son père prenaient le titre de : Robert de Sorel, écuyer, seigneur de Quesnoy-sur- Airaisnes. A la suite de cette vente, la maison de Sorel alla s'installer en Beauvaisis.

En 1399, Regnault de Sorel, écuyer, « tenoit à Moy^un iief de la seigneurie du même lieu, que noble homme Messire Charles de Soycourt, chevalier, chambellan du Rov, avoua tenir en fief de noble et puissant seigneur

' Qucsnov-sur-Airaisiics, arrondissement d'Amiens (Somme), à la limite de celui d'Abbeville. Le fief de Sorel, dont hi maison portait le nom, est aussi dans le voisinage d'Airaisnes.

- Robert avait sans doute pour père Jean de Sorel, qui rendit hommage, en 1502, à l'évêque d'Amiens, de tout ce qu'il possédait à Ermencourt, avec la dîme de Griviller (Cnrliil. de l'Evcchc d'Amiens, coté A, loi. 49, dans Trésor Gàieal. de D. \'illevieille.)

' Mouy (Oise).

MessireRegnaultdeTrye dit Patrouillât, chevalier, seigneur de Mouchy-le-Châtel, à cause de la châtellenie dudit Mouchy, le 8"' 9^" 13 99- »

ÇArch. du Château de Moiich\, boîte 63, dans Trésor Géncal. de D. Villevieille).

Ce même Regnauld de Sorel figure dans plusieurs Montres; il était notamment, en 1387, àThérouanne,où il servait sous Mathieu de Rousseville (Clairambault : Titres scellés, T. 99, pièce 83, fol. 7700.)

Nous possédons le testament de ce Regnauld de Sorel, seigneur de Saint-Félix et de Blicourt. Ce testament, daté de 1407, est fort curieux, mais il est trop long pour que nous puissions le publier ici. Regnauld mourut l'année suivante 1408. Il ne laissa qu'un fils illégitime; mais il avait, en outre, une sœur, Agnès de Sorel, veuve de Pierre du Mas, et un frère, Firmin de Sorel, dont le fils, Regnaudin, seigneur de Saint-Félix, continua la descendance, par son fils, Jean de Sorel, que nous allons retrouver plus loin.

Du Beauvaisis, les Sorel allèrent bientôt s'établir dans le Noyonnais'. Nous voyons, en effet, qu'en 1468, « Jean de Sorel, écuyer, seigneur du Quesnel, releva de la succession de feu Régnant de Soirel, son père, de qui il étoit héritier, un fief assis à Boulogne-la-Crasse ", tenu du fief dudit lieu, appartenant à présent à l'abbaye de Corbie, lequel consiste en certains champars, cens, justice et seigneurie, le i Juin 1468. »

(Arch. de l'Abb. de Corbie, reg. Ransonius n° 5, fol. 79 \°, dans Très. Généal. de D. Villevieille).

Jean de Sorel mourut peu après, car le 25 octobre 1470,

' Pcut-L'trc furent- ils attires de ce côté par Pierre du Mas, seigneur du Mas, oncle par alliance de Regnauldin, devenu, après la mort de son père, Regnauld de Sorel ?

' Ce fief s'appelait le Petit-Boulogne. — Cfr. Martix-Val : HiU. de 'Bonlogne-la-Grasse, Compiègne, 1891, in-8, p. 92.

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