L. Cochet
Breneval.
3 sceaux de cire rouge sur simple queue de parchemin. Celui de Bruneval, bien conservé, est une rose ou quintefeuille, portant autour ce simple mot : Breneval.
Bibliothèque Nûlioiiale. Cabinet des Titres : Pièces originales, tome 1005, Dossier Dioxard, n° 22791, pièces 2, 3 et 4.
(l" SEPTEMBRE 1408). PROCÈS-VERBAL d'iN'FORMATIOX ET COMPTE DES DÉPENSES d'une RÉCOLTE FAITE PAR ORDRE DE VALENTINE DE MILAN, DUCHESSE d'orLÉANS, SUR UNE TERRE DE MARIE, FILLE DE BIDAUT II DE CAIX, A TRAISNEL.
Mises de justice par l'ordonnance de nous, Robert d'Aisne, gouverneur de la baronnie de Coucy, faictes par Raoul l'Escuier, recepveur de Marie, pour nostre tresredoubtée dame, ma dame la duchesse d'Orliens, de ce et pour les causes dont cy après sera faicte mencion, le lundi vj^ jour d'aoust et les jours ensuivans, l'an mil iiij"^ et huit.
Il est vérité que par le -vertu de la commission donnée du bailli de la dicte baronnie de par nostre dicte dame, un
certain fief, qui jadiz fu messire BIDAU DE CAYS, séant à Trennel ou environ, a esté mis en la main de nostre dicte dame par dcftaulte de iiomme, et pour icellui gouverner, a eust certain commis et le exploit signiffié partout là où il appartenoit, et ce non obstant aucuns tant officiers de madame Yzabel de Lorrainne, dame doagière de Coucy, comme autres, ont prins les despouillez d'icellui fief certainne grant quantité et mises où ilz leur a pleust, en enfraingnant la main de la dicte saisine et ou préjudice de nostre dicte dame, et avec ce les prévost, sergens et officiers de la dicte doagière ont fait pluseurs grans delis, forces publiques, enfforcement et autres grans escandélez, à la personne de Gérart de Tavaux, sergent de nostre dicte dame en la prévosté de Marie, en exploitant et mettant à exécucion de par elle, la commission dudit bailli comme ce et autres choses desclairées en une certainne grosse informacion sur ce faicte par l'ordonnance du conseil de nostre dicte dame, par le procureur général de ladicte baronnie, appelle avec lui à nostre commandement maistre Hugue Blassel, tabellion roial, et pour conforter la main dudit commis et pour ce que nous ne eussiens mie à requérir icellez despouillez aux officiers de la dicte doagière, nous, par l'ordonnance du conseil, avons aie sur le lieu et chevauchié à poissance de gens sans armes et avons fait penrre pluseurs faucheurs, soyeurs, conduisseurs, chartons qui ont despouillié le surplus d'icelles despouillez, et comme par la main dudit commis ont tout admené au chastel à Marie et a convenu pour ce faire pluseurs despens, c'est assavoir pour les despens de bouche de nous, dudit procureur, des tesmoings par lui produis, et autres estans en nostre compaignie, tant en la maison Gérart Le Fèvre, hostelain, comme en la maison dudit recepveur, par ij jours entiers. Pour ce : Six livres deux solx dix deniers par.
Item, pour les despens des chevaux : Trente ung solz huit d. par.
Item, pour les despcns de xviij soycurs : Vint quatre solz p.
Item, pour les despens des chartons : Diz nuef solz p.
Item, pour les despens de iij entasseurs : Quatre solz p.
Item, pour le salaire dudit tabellion, qui par iij jours continuelx a esté avec ledit procureur à faire ladicte informacion : Dix huit solz p.
Item, baillié à Gérart de Tavaux, sergent de nostre dicte dame pour aler à Paris, auquel lieu il estoit appelle à la requeste de la dicte doagière : Trente six solz p.
Item, pour autres despens fais par maistre Nicole Achopard, bailli, et autres officiers estans en nostre compaingnie, en taisant les exploix et choses dessusdictes : Soixante deux solz p.
Toutes lesquellez parties, montant en somme quinze libz. treze solz dix deniers p., nous Robert d'Aisne dessus nommé, tesmoingnons la dicte despense avoir esté faicte par la manière dessus dicte et par nostre commandement, pour garder le droit de nostre dicte dame, et paie par ledit recepveur en la manière que plus à plain est cy dessus desclairié, tesmoing mon seel et seing manuel cy mis, le premier jour de septembre, l'an mil iiij^ et huit.
[paraphe.] Robert.
(Scellé en cire rouge sur simple queue. Ecu penché, semé de losanges, surmonté d'un casque heaume, dans un quadrilobe. Légende détruite.)
Bibliothèque Nationale; Cabinet des Titres; Pièces Originales, vol. 631 ; Dossier Cays, n° 3.
(5 AOUT 1409). PROCÈS-VERBAL ET COMMAXDEMEXT RELATIFS A l'usurpation commise sur LES BIENS DE MARIE DE CAIX, A TRAISNEL.
Sachent tuit que le cinquiesme jour d'aoust, l'an mil cccc et nuef, en présence de moy, Hugue Blassel, comis
au tabellionnnge royal à Marie, se transporta Bernard de Pars, sergent du Roy nostre sire, par devers Raoul l'Escuier, demourant audit Marie, auquel Raoul en sa personne ledit sergent dit qu'il avoit certainnes lettres ou mandement du Rov nostre dit seigneur, par lesquelles il lui estoit mandé que à la requeste de Boilleaue de Burnelles, ou nom et comme tuteur de damoiselle MARIE, jadis fille menre d'ans de Messire BIDOULET DE KAIS, chevalier, il sceut et et enquesist qui avoit prins, levé ou transporté les fruits, despouilles et autrez biens qui pooient estre venus ou creus par les deux années derrenier passées en et sur un certain fief appelé le fief de Trenncl, et que s'il le pooit savoir, il les feist rendre et restituer audit tuteur d'icelle mineur à qui ilz doivent compéter et appartenir, pour laquelle cause il estoit venus audit Marie et avoit fait information par laquelle il lui estoit apparu que ledit Raoul avoit reçeu plusieurs biens dudit fief, et pour ce icelluy sergent fist commandement audit Raoul que tantost et sans délay il vuydast et mesist hors de sa main tous les biens quelconques qu'il pooit avoir reçeu, qui pooient estre venus et issus dudit fief, pour les deux années dessus dictes. Lequel Raoul respondi qu'il ooit bien que ledit sergent disoit et qu'il feroit volentiers tout ce qui deveroit, lequel sergent lui dit qu'il convenoit qu'il respondisist s'il les renderoit ou non et qu'il lui faisait encores commandement de par le Roy nostre dit seigneur qu'il rendesist et restituast tous les biens qu'il avoit, qui pooient estre venus dudit fief comment et à quelque cause que ce fust ; et lors ledit Raoul, pour peur et mespeure et pour faire obéissance audit sergent qui si fort le pressoit, nampti comme contrains en la main dudit sergent de quatre blans draps pour telle somme que ledit sergent lui voloit ou pooit demander touchant le fief dessusdit, lesquelz blans draps icellui sergent print et les mist et rechierga en garde, de par le Roy nostredit seigneur, en la maison Herbert Chauple, masson, demourant audit
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Marie. Et ce ccrtillie je estre vray à tous à qui il appartient, tesmoingz mon seel et sing manuel cy mis l'an et jour desssus dis,
H. Blassel.
(Fragment de scel en cire brune sur simple queue).
Bibliothèque Nationale. Cabinet des Titres : Pièces originales, tome 63 1. Dossier Cays, pièce n° 4.
(29 JANVIER 14 16). dUITTAXCE DE NICOLAS DE BRUNEVAL, GRAND FAUCONNIER DU ROI, ÉPOUX DE MARIE DE CAIX.
Saichent tuit que je, COLART DE BRUNEVAL, escuier, eschanson du Roy notre seigneur et son grant foulconnier, confesse avoir eu et reçeu de Jehan Gautier, Receveur des aides ordonnez pour la guerre, la somme de deux cens frans sur la somme de iiir fs. qui restoient à paier de la somme de viir" fs. que le Roy nostre dit seigneur, par ses lettres données le xir jour de novembre derrenier passé, a ordonné à moy estre baillés et délivrés par ledit Jehan Gautier, des deniers desdits aides, pour ceste présente année commençant le premier jour d'octobre précédent et derrein passé, pour icelle somme estre par moy convertie et emploiée ou payement et aciiact de certains oyseaulx que le Roy nostre dit Seigneur m'a ordonné achetter pour son déduit et esbattement, comme plus à plain est contenu es dites lettres. De laquelle somme de ir" fs. je me tieng pour content et bien paie, et en quicte le Roy nostre dit Seigneur, ledit Jehan Gautier et tous autres. En tesmoing de ce j'ay scellé ces présentes de mon seel et signé de
mon seing manuel le xxix'^ jour de Janvier, l'an mil cccc
et seze.
(Signé :) Bruxeval.
(Nous donnons ici le fac-similé de cette signature).
Scellé de cire rouge sur simple queue de parchemin, d'un sceau rond de 25 millimètres, ainsi décrit par M. Demav (Inventaire des sceaux de... Clairambault, n° 1657).
« Ecu gironné de quatorze pièces, à l'écusson en ahlme, penché, timbré d'un heaume à lambrequins, cime d'une tète d'homme barbu ». Légende:
....djolart de gr al
Sur un fond de marguerites ou fleurs de passion tigées. (Voir notre gravure page 205).
Clair.\.mbault : Titres scellés ^ Tome 23, fol. 1647, pièce 78.
(il DÉCEMBRE 1417). .\UTRE aUITTANXE DU iMÊ.ME.
Saichent tuit que Je, COLART DE BRUNEVAL, escuier, eschanson du Roy nostre seigneur et son grant faulconnier. Confesse avoir eu et receu de Jehan Gautier,
Receveur général des Aides ordonnées pour h guerre, la somme de deux cens frans pour le demourant et paie de la somme de viir" fs.que ledit seigneur, par ses lettres données le XII' jour de novembre m.ccccxvi, avoit ordonné à moy estre bailliée et délivrée par le dit Jehan Gautier, des deniers des dix aides, pour l'année lors présente, commençant le premier jour d'octobre précédent , pour icelle somme estre convertie et emploiée par moy ou paiement et achact de certains oyseaulx que le Roy nostre dit seigneur m'avoit ordonné acheter pour son déduit et esbatement. Comme plus à plain est contenu et déclairé es dites lettres. De laquelle somme de ir fs., je me tien pour content et bien paie et en quictc le Roy nostre dit seigneur, ledit Jehan Gautier et tous autres. En tesmoing de ce j'ay signé ces présentes de mon signe manuel et scellées de mon seel le xi"^ jour de décembre l'an mil cccc et dix sept.
(Signé :) Bruxeval.
Scellé de cire rouge sur simple queue de parchemin d'un sceau rond de 25 millimètres, pareil au précédent. Le fond du sceau est composé de rameaux de verdure.
En bas de la pièce est une ligne écrite d'une autre main et dans laquelle je distingue seulement le mot : Chappcrons
Clairambault : Titres scellés, Tome 23, fol. 1647, pièce 79.
(an. 1416-1417). E.\TRArr DU PÈRE AXSEL.ME CONXERNAXT NICOL.\S DE BRUNEVAL.
NICOLAS DE BRUNEVAL, écuyer, échanson du Roi, fut institué grand Fauconnier de France à la place de Jean Malet-de-Graville, seigneur de Montagu, par lettres du
13 août 1416, étant alors capitaine d'Ouciiies pour le duc d'Orléans, et son écuyer tranchant. Il enleva, en 1406, une jeune demoiselle nommée MARIE DE KAIS, riche héritière, qui n'avoit ni père ni mère; l'épousa à Paris; fut poursuivi criminellement comme pour rapt en 1407, et en obtint rémission au mois d'août 141 2. Il est qualifié échanson et grand Fauconnier dans des quittances de 1416 et 141 7. Scellées d'un sceau en cire rouge, g irojDié de qtiator:^e pièces, avec un écu sur le tout, cimier, une tête humabu barbue, légende : S. Colart de Bruneval . (Cabinet de M. Clairambault).
P. Anselme : Histoire généalogique et chronologique des Grands Officiers de la Couronne, 3^ Edition. Paris, 1733, in-fol. Tome VIII, p. 750 : Article des Grands Fauconniers de France.
(9 MAI 14 16). DÉXOMBREMEXT d'uN FIEF A TRAVECY, DOWÉ A NICOLAS DE BRUNEVAL, ÉPOUX DE iMARIE DE CAIX.
C'est li denombremens que Je Jehans le Buef, dit Hainselins, fait à mon très chier seignieur et redoubté COLART DE BRUNEVAL, escuier, seignieur de Nansel et de Travecy en partie, d'un certain fief que je tieng et adveue à tenir de luy en foy et en hommage, à le cause de Perrée ma femme, jadis fille de deffunct Jehan Roussel, le quel fief contient ce qui s'ensuit : Premiers, un camp de terre séans ou terroir de Travechy, ou lieu dit le Camp de Biauvoisis, contenant vint six setiers de terre ou environ, tenant d'une part aus terres de le Maladrie de le Fère et au fosse Ansquelen, et d'autre part as terres des hoirs Adam
de Saint-Quentin En tesmoing de ce, j'ay scellé ce
présent dénombrement de mon propre seel, duquel je use
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ad présent et cntens à user, qui fu f-iis et donnez l'an de grâce mille un et xvi, le w" jour du mois de may.
Archives Nationales, P. 248'. Hommai^cs et aveux de la Chambre des Comptes. Pièce sur parchemin (sans sceau) nM)'-.
(première moitié du XVe SIÈCLE). QUITTANCE CONCERNANT HUE DE CAIX, ÉCUYER, CANONNIER DU ROI.
Hue DEQUÈS, écuyer, canonnier du Roy et Hannequin, maître charpentier à faire habillements de guerre, envoyés par le roi vers le Comte d'Angoulème pour le tait de la guerre estant au pays d'Angoulesme et de Saintonge, reçoivent de Jehan Boutet, receveur à Romorantin, l'argent nécessaire à leur voyage. — (Orig. sign.)
Catalogue analytique des Archives de M. le baron de JouRSANVAULT. Paris (Techener), 1838. 2 vol. in-8. Tome I, p. 108, n° 671.