‹ La Maison de danses: Pièce en 4 actes et 5 tablChapitre 35 sur 49 · Scène V · texte numérisé non relu

Scène V

TOMASA, puis BENITO

ToMASA, allant à la porte. — Vous êtes là, Bçnito?

Benito. — Oui.

ToMASA. — Entrez donc! Entrez! Avez- vous peur?

Benito, entrant. — Peur? de qui?

ToMASA. — Vous venez chercher Estrella?

Benito. — Mais...

ToMASA. — La petite nous a dit. Vous avez trouvé une chambre pour elle, et vous deviez Vy .conduire?

Benixo. — Comment?

ToMASA. — Vous voyez que nous savons tout.

Benito. — C'est vrai, mais ne croyez pas...

ToMASA. — Oh I Je ne crois rien. Je sais que voils êtes un bon mari, un mari fidèle, et que vous n'avez pour Estrella que de l'amitié.

Benito. — Oui!

ToMASA. — Estrella nous l'a dit et nous l'avons cru sans peine! Mais tout le monde n'est pas aussi sérieux que vous, Benito. Mon fils, qui est votre aîné, est moins sage que vous : c'est vrai qu'il n'est pas un père de famille!;..

Benito. — Je ne comprends pas?

ToMASA. — Je ne devrais pas savoir ces choses, mais Estrella m'a chargée de vous apprendre qu'elle no partirait pas ce soir avec vous. Elle disait qu'elle était trop fatiguée.

Benito. — Elle n'est pas malade?

ToMASA. — Oh! C'est une fille solide. Aussi, j'ai eu de. la défiance. Mais Ramon était aussi très fatigué. Us sont montés se coucher, et dès qu'ils ont franchi cette porte, j'ai entendu qu'ils s'embrassaient. Ah! j'ai l'oreille fine! Que voulez-vous? Ils s'aiment. Estrella est grise de son triomphe! Et puis, la nuit est si belle! Quelle belle nuit, n'est-ce pas?

En effet, par la porte ouverte, entre le clair de lune.

Benito. — Quelle belle nuit !

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