‹ La Maison de danses: Pièce en 4 actes et 5 tablChapitre 39 sur 49 · Scène III · texte numérisé non relu

Scène III

Los MÊMES, BENITO

BeNITO, se dirigeant vers la porte. — Le frère est

prêtf

CoNCHA. — Non, pas tout à fait.

Amalia. — Tu sorst

Benito. — Oui.

Amaua. — Tu rentreras bientôt î

Benito. — Sans doute. Je vais chez Ramon.

Amalia. — Ah !

Benito. — Oui, il m'a envoyé une lettre hier soir, tu le sais bien.

Amalia. — La lettre qu'on t'a apportée pendant que vous étiez en mer?

Benito. — Oui.

Amalia. — Que veut-il î

Benito. — Je ne sais pas. Il me dit de venir cet après-niidL Tiens, lis.

AjéIalia. — Je te crois.

Benito. — Si, si, tu peux lire !

CoNCHA. — Il veut peut-être te demander d'être le témoin de son mariage avec Ëstrella?

Benito. — Peut-être !

Amalia. — C'est décidé, alore? Il l'épou.se!

Benito. — Je ne sais pas.

CoNCHA. — Elle a bien su le prendre.

AmaliAp — Ah I oui !

Benito. — Oh! les femmes! Vous avez bien vu, cependant, (ju'elle ne voulait pas consentir à ce mariage.

CoNCHA. — Oui, oui !

BianTO. — Quel avantage a-t-elle à devenir la femme de Ramon T

CONCHA. — Il a de l'argent .

Benito. — Elle danse assez bien pour gagner largement sa vie!

Amalia. — C'est vrai, mais elle ne viendrait pas ici, si elle n'était pas la .fiancée de Ramon.

Benito. — Que veux-tu direî

Amalia. — Je veux dire ce que je dis. Elle n'entrerait pas dans les maisons honnêtes, si elle était comme les autres danseuses.

Benito. — Elle est honnête, cependant.

CONCHA. — Peut-être!...

Benito. — Pourquoi dis-tu a peut-être »? N'estu pas son amie?

CoNCHA. — Non!

Benito. — N'as-tu pas vécu pendant plusieurs années près d'elle dans la maison de Ramon? Avaitelle des aventures?

CONCHA. — C'était une enfant!

Benito. — Sais-tu quelque ch^se? A-t-elle commis une faute?

CoNCHA. — Je ne peux rien affirmer, je n'étais pas là !

Amalia. — Et quand elle aurait eu Ramon pour galant, le mariage efface tout.

Benito. — Jamais Ramon n'a été son amant, jamais !

CoNCHA. — C'est possible!

Benito. — Tu n'admets pas qu'elle devienne la maîtresse dans la maison où elle était sentante!

CoNCHA. — Moi? Je m'en moque! Qu'elle reste seulement dans cette maison!

Benito. — Toutes les femmes en sont jalouses, parce qu'elle est jolie!

Amalia. — Concha est plus jolie qu'elle!

CoNCHA. — Oh! non. Nulle feimne ne vaut Es-

t relia.

Benito. — Concha. —

reconnais. Je Benito. — Amalia. —

j'en connais

Benito?

Benito. — Amalia. — Benito. —

Ce n'est pas ce que j'ai voulu direî - Elle a des yeux qui ensorcellent, je le lui rends justice.

N'exagérons pas.

Elle a de beaux yeux, c'est vrai; mais

qui sont plus beaux ; n'est-ce pa.s,

Naturellement !

Ce sont les yeux purs de nos enfants.

OuL

Il va vers la porte.

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