‹ La maison de granitChapitre 11 sur 50 · MORTES · texte numérisé non relu

MORTES

0 mortes, si les yeux qui pleurent Sur vous, trop las et douloureux.

Se ferment pour q«e les effleurent Des baisers frais, nouveaux pour eux :

Vous ne verrez pas sur les lèvres Que votre haleine caressa Les traces de ces nuits de fièvre Où votre doux nom s'effaça.

0 mortes, que je vous envie La paix de votre long sommeil Où l'heure, par l'heure suivie.

Ne sonne jamais le réveil !

Vous dormez dans l'oubli des choses, Sous des rameaux souples et verts, Et nos printemps, trop lourds de roses, Sont plus tristes que vos hivers.

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