‹ La maison de Jeanne d'Arc à DomremyChapitre 13 sur 14 · COMPIÈGNE · texte numérisé non relu

COMPIÈGNE

24 juillet i885.

« En priant MM. l'abbé Rourgaut, curé de Domremy, de vouloir bien la faire placer sur une des parois de la pièce principale, dès que les formalités administratives auront été remplies.

« En même temps, l'un de nous écrit, sur le registre des visiteurs, le mémorial suivant, qui reçoit la signature de chacun des membres de notre pèlerinage:

« Les membres de la Société historique de Com- « piègne, admirateurs émus de l'héroïne de Domremy, « heureux de retrouver les moindres souvenirs qui se « rattachent à la vaillante vierge, et profondément « reconnaissants pour la population de Domremy qui « s'est associée à eux dans un hommage commun au « pied des autels (i). »

« Pendant ce temps, M. Auguste de Pommery, un picard devenu lorrain, mais qui conserve dans notre pays de nombreuses relations et de vieilles amitiés, est venu se joindre à nous, ainsi que M. l'abbé Pierrefite, membre de la Société d'émulation des Vosges et curé d'Ainvelle.

« Nous nous acheminons vers T Hôtel de la Pucelle, après avoir examiné rapidement, ce qui suffit bien, le monument élevé le 10 septembre 1820, et qui se compose d'un édicule soutenu par quatre colonnes, au centre duquel se trouve un buste de Jeanne d'Arc, coiffée d'une toque et dans la toilette que portent les femmes de la Restauration.

« Au dessert, picards et lorrains choquent leurs verres en souvenir de l'héroïne de Domremy, dont le généreux dévouement lui faisait désirer, pendant sa captivité, de venir revoir ses bons amys de Compiègne. »

Aujourd'hui la modeste plaque commémorative portée par la Société historique de Compiègne à Domremy, est placée officiellement dans la chambre où est née Jeanne d'Arc ; elle témoigne ainsi des sentiments de cette Société pour la pauvre martyre du

(1) C'est Mgr Lecot qui a formulé ainsi la pensée qui nous animait tous.

patriotisme. C'est la première fois, depuis un demisiècle, que pareille carte de visite est apposée.

Puisse cet exemple être suivi chaque année par d'autres Sociétés savantes !

Puissent également ces quelques pages inspirer à tous les cœurs français ridée d'un semblable pèlerinage !

Et maintenant il me reste à adresser tous mes remercîments à M. Alexandre Duflot, Professeur de dessin et membre de la Société historique de Compiègne, qui a bien voulu, comme il me récrivait lui-même, « payer aussi son tribut à la grande lorraine, » et qui, par la finesse de son crayon, a su rendre plus saisissante encore, la description de ces glorieux vestiges que chacun, j'en suis convaincu, voudra visiter à son tour.

Compiègne. — Imprimerie Henry Lefebvre, rue Solferino,

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