Le titre III du décret de Moscou (De V administration des
intérêts de la Société . et le titre IV De ('administration théâtrale
longues discussions autour de cela, et qui rappelèrent d'anciens et tumultueux débats.
D'un point à l'autre de son existence la Comédie- Française aura connu des périodes de grand éclat au dehors et de grande agitation à l'intérieur. On a pu dire que l'histoire de notre première scène n'est qu'un long enchaînement de souvenirs belliqueux. A forcé de mettre à l'essai les diverses formes de gouvernement sans se contenter d'aucune, les artistes en arrivèrent plus d'une l'ois à cet état d'indécision chaotique d'où sortent des déterminations brusques et capricieuses. Il en advint des troubles assez graves pour compromettre, à différentes reprises, la stabilité de la Comédie. En revanche, le Théâtre-Français o-ao-na au stimulant de la lutte, dans la défense de ses prérogatives, un accroissement de vitalité artistique.
Comme l'écrit Paul Hervieu, dont les paroles serviront de conclusion à cette trop courte étude, « si Ton venait à chercher entre les créations du roi, qui a bâti Versailles, laquelle demeure encore vivante et alerte parmi ses traditions, on ne trouverait autre chose que la Maison de Molière. Elle s'est présentée au monde en y portant la lourde perruque du xvne siècle; et, après avoir su se poudrer comme pas une sous Louis XV, elle a réussi à garder sa tète, devant la Terreur. L'incendie de Moscou, qui allait
chargent la Société du Théâtre-Français, représentée par un Comité de six sociétaires hommes, de gérer ces intérêts. L'article i5 notamment dispose que le Comité est chargé de tout ce qui concerne la formation des répertoires, la réception des pièces nouvelles, etc.
La Comédie-Française .
gagner toute la construction de l'empire napoléonien, n'a été. pour la Comédie-Française, que les flambeaux sous lesquels se renouvelait son pacte fondamental et durable. Bref, m près tant de révolutions et de réformes, qui ont substitué les principes égalitaires à presque toutes les institutions de l'ancien régime, elle continue de dresser sa ligure triomphante comme un symbole de la protection privilégiée que l'esprit français, en fin de compte, accorde aux beaux-arts et aux belles-lettres. »