‹ La maison de Molière et des grands classiquesChapitre 20 sur 21 · COQUELIN CADET, EN · texte numérisé non relu

COQUELIN CADET, EN

on à prévoir, comme le prochain départ de Gustave YVorms, puis de Frédéric Febvre, un maître artiste aussi, et la rupture avec Constant Coquelin. Par bonheur, les bons effets de l'administration précédente avaient conservé leur pouvoir. Les dispositions du public persévéraient complaisantes et favorables à l'égard du Théâtre-Français, de son répertoire et de ses interprètes. Car, malgré des vides regrettables

La Comédie-Franc aise. 1 53

et l'affaiblissement dont avait à souffrir sa troupe de comédie, en particulier dans le bataillon féminin très appauvri d'étoiles, la Compagnie était capable de supporter ces coups, ayant pu se conserver des talents de résistance comme les Mounet, Le Barerv, Silvain, Leloir. Gôquelio cadet. Féràudy,M ri Bartet, Segond-

La Comédie-Française. — Le foyer du public .

Etat actuel.

Weber, et possédant enseconde ligne d'appréciables

réserves.

Sous L'administration de Jules Claretie eu! lieu l'incendie de la salle, le 18 mai 1900, où mourut victime des flammes une artiste jeune et aimée, Jane Henriot. Pendant qu'on reconstruisait, ou devail voir la troupe errante promener de scène en scène, d'un point à l'autre de la ville, des pièces qui souffraient terriblement de ces voyages. Elle demeura plus Ion-

i5/j La Maison de Molière.

guement au Nouveau-Théâtre de la rue Blanche. Les représentations y lurent inaugurées par la reprise ^Adrien ne Lecouvreur, le draine célèbre qu'on avait joué d'original il y avait cinquante années, et dont le nom seul rappelait tant de souvenirs justement chers à l'histoire du théâtre : la touchante Adrienne surnommée la Rachel du xvme siècle: Rachel même, qui

Une loge d'autiste.

M. Georges Bcrr.

créa le rôle. Sarah Bernhardt, qui en eut l'ambition, Scribe et Ernest Legouvé, qui récrivirent.

La foule était revenue. Les artistes avaient repris courage. Ils restèrent au Xouveau-Thécàtre jusqu'au 31 octobre, où la troupe se dédoubla pour donner, ce jour-là. sa suprême soirée, rue Blanche, sous l'affiche de Froujroa, pendant qu'une "partie de la Compagnie, Mounet-Sully en tête, prenait possession du Théâtre Sarah Bernhardt avec Œdipe-Roi. Ce l'ut sa dernière étape jusqu'à la clôture du 21 décembre sur la centième de la même Froufrou.

Pendant cette difficile période, l'administration

La Comédie-Franc aise.

avait déployé beaucoup de dévouement et d'activité, non seulement pour soutenir le zèle désemparé des comédiens, mais aussi pour garder de s'affaiblir le prestige de l'illustre maison.

Sous la direction de Jules Claretie. la plus longue de celles qui se sont succédé au Théâtre-Fran<

La Comédue-Fraxcaise — Le foyer des artiste:

Etat actuel.

s'accomplirent quelques réformes, entre autres, a la suite d'une sort»- de révolution de coulisses, en 1901, la suppression momentanée, par voie ministérielle, du Comité de Lecture si cher au cceur des comédiens et qu'ils n'avaient abandonné que sur la promesse qu'on le leur rendrait bientôt '. Il y eut de

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