‹ La maison de Victor HugoChapitre 5 sur 92 · I.K CONTKNi; DK l.A MAISON · texte numérisé non relu

I.K CONTKNi; DK l.A MAISON

l'inlin, ^()U^ une loniic louchante cl naï\c, amiisaiilc ixirfois, ^c traduit riK)nimai;c in^iiuclit que lus petits rendent à lai^randeur. (^est encore, ^i l'on \eut, cette menue monnaie de la yloire qui linit par s'amasser en sommes immenses. Nous voulons jiarlcr de tous ces objets de consommation populaire relatifs à l'homme ou à son (L'uvre, portraits qui arrivent à être d'une ressemblance e\traordinai rement diluée, et parfois sous les espèces d'objets inattendus, bouteilles, pipes, chenets; souvenirs de théâtre ; jouets, découpures, devinettes, fantaisies de mille sortes. Ce qui fait que Ton peut à son gré terminer cette visite émouvante sur un sourire, ou faire de ce sourire un intermède à son émotion

si, avant de quitter la maison de Victor Hugo, on revient jeter dans le musée un dernier regard à tel de ses magnifiques dessins ou bien à l'œuvre peinte ou sculptée que le cœur aura adoptée par prédilection spéciale.

Cette Maison, vous le voyez, est merveilleusement conçue, admirablement remplie. Que nous allons avoir de joie et de profit à la visiter ensemble'. Que de nobles sentiments elle suscitera en nous '. Quelle revue elle nous donnera de passer, comme en une sorte d'intime féerie, d'une œuvre immense par l'étendue et par la portée humaine ! A chaque pas le rêve s'arrêtera pour méditer, à chaque œuvre le commentateur sera

MEUAILLON DE

VICTOR HLGO, PAR DAVID d'aNGERS, 1 828.

LA iMAISON DE VICTOR HUGO.

le poète lui-même, puisque le commentaire et linspiration seront

une seule et même chose.

Avions-nous raison de dire, dès en commençant, que c'était là

un lieu de repos et de force, de charme et d'enseignement comme

il n'en existait point encore ?

Les portes vous sont ouvertes, à vous tous qui avez la passion

ou les aspirations ; à vous qui cherchez un apaisement ou une récompense ; à vous les vaillants, comme à vous les faibles. Il n'est rien ici que de grand, que de noble ; il n'est rien qui ne corresponde à une pensée d'amour, de liberté, d'honneur, de foi dans le travail, de consolation par la beauté, de haine pour la méchanceté seule et sa sœur la laideur, de désir de bonheur pour

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