VICTOR HLGO SLR SON LIT DE MORT
D'après te Tableau de Bonnat.
Nous ne pouvons faire que des constatations en termes plus ou moins judicieux; d'explications, au fond, nous n'en pouvons fournir. Ce phénomène est-il désespérant, pour nous, chétifs et courts de souffle auprès de cette force et de cette intensité d'inspiration?
Non, car un phénomène, si grand qu'il soit, est, pour l'homme qui veut bien remplir sa destinée, un exemple, et même un
encouragement.
Les giganlesquc'^ et menaçants gonflements de TOcéan n'empêchent point les pécheurs de s"embarqiier. Ils semblent, au contraire, les exciter ù partir et les griser. Ainsi que ce pâtre que Victor Hugo nous décrit lui-même et qui. la nuit, voyant les étoiles, s'écrie, ébloui : « Je voudrais être empereur! » nous pouvons, à notre um\\ nous laisser envahir d"ambitions démesurées, nous n'aurons pas perdu noire temps, quand même nous aurions réussi à ne produire qu'un de ces pauvres bibelots pour les vitrines de la salle populaire. Pendant ce temps, nous nous serons élevés un peu au-dessus de nous-mème, et c'est là Fessentiel.
Oui, nous avons vu, en visitant cette maison, un hôte grandiose. Mais cet hôte nous a donné, en prenant congé, une leçon aussi utile que magnitique. 11 nous a dit que chacun, dans sa mesure, si modeste qu'elle soit, doit a\oir foi dans le travail et dans l'amour, et que c'est le moyen sur de bien remplir sa vie.