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verre’. Cette maison devait se trouver à l’ouest de celle de la banche, derrière la chambre des « arnois », avec laquelle elle communiquait“. Elle avait un Jardin*. C'est seulement au XVIII: siècle qu’elle fut englobée dans la Maison de ville, lors de l'achèvement des façades. Les plans de la fin du XVII: siècle l’indiquent entre la Maison de ville et la maison de « Demoiselle Turretin »°. Jusqu'en 1574, le secrétaire eut une écurie dans sa maison; on l’avertit alors, dit-1l lui-même, de ne tenir ung cheral céans, ny la paslure, pour ériter le dangier de feu, nous accommodant d'un estable à granges comme le saultier*.
Ce dernier fonctionnaire résidait à la Maison de ville depuis le XV: siècle, il l’habite encore aujourd’hui". Au XVI: siècle, ses appartements étaient assez vastes: ils se composaient d’un grand et d’un petit poelle, d’une chambre et d’une grande cuisine”. C’est chez lui que les personnages de qualité tenaient les arrêts!°. Il reçut en
pension pendant quelque temps Bonivard, alors très âgé, dans la chambre blanche".
1 En 1547, il habite une maison appartenant à la ville, mais pas encore la Maison de ville proprement dite (R. C., vol. 42, f° 237, 8 septembre). Auparavant, on avait décidé que l'un des syndics serait « résident » (R. £., vol, 30, f 52 et 135, 6 septembre 153% et 14 février 1537). Nous ne croyons pas que cet état de choses ait été de longue durée. Ce magistrat dut habiter le corps de logis sur rue, car la Maison de ville n'avait pas encore été agrandie à cette époque.
2 R. C., vol. ##, fo 33% v° (#4 mars).
8 Jbid., vol, 51, fo 146 (21 mai).
+ Jbid., vol. 58, fo 8 vo; vol. 69, fe 8; vol. 91, fo 33 ve (15 février 1563, 3 mai 1574 et 4 février 1596) | 5 Jbid., vol, 111, fe 164 (+ juin 1613).
# Anciens plans de la ville (1668-1695), conservés aux Archives d'Etat, armoire #4, n° 27 (voir fig. 17). :
7 Ibid., vol. 69, f° 80 (3 mai).
8 Le sautier, chef des guets, avait la garde de la Maison de ville comme concierge. Il devait la tenir «nette » et en ordre, et avertir le controleur quand il y avait des réparations à faire. C'est lui qui allumait et entretenait les fourneaux de la Maison de ville ; il fournissait le bois ainsi que les chandelles destinées à l'éclairage des salles. En été, il arrosait de vinaigre la chambre du Conseil et celle du Consistaire (C. M. et Q., vol. 1#, 5 juillet 1576) ; il parfumait aussi la salle du Conseil avec du clou de girofle et de l'huile d'aspie, pour faire sentir bon à cause du fourneau (C. M. et Q., vol. 14, 31 décembre 1576). Ses filles et chambrieres l'aidaient dans son travail; le Conseil récompensa souvent leur zele. En 1555, il fait un don à la servante du gros saulier qui s'est mariée, parce qu'elle a heubz beaucoup de poyenne pour la maïson de seantz (R. C., vol. 49, f» 105 vo, 14 juin).
9 R.T., vol. 20, f° 10 (23 septembre 1555).
10 R. C., vol. #5, fe 146 ve; vol. 51, fe 152 vo (5 février 1552 et 11 décembre 1556).
M M. D. G.,t. IV, p. 201 note.
PI, VIIL.