‹ La maison de ville de Genève (volume 2)Chapitre 26 sur 61 · TOME Ill · texte numérisé non relu

TOME Ill

La chambre des « arnoïis » est mentionnée pour la première fois sous ce nom en 1563". Nous la croyons cependant identique à la « salle nove » construite en 1541 dans la maison Braset*, cette dénomination disparaissant lorsque celle de salle des arnois fut habituellement employée. Située à l'est de la salle des Pas Perdus et en partie derrière la tour Baudet, elle avait au moins deux fenêtres du côté du midi et une au levant‘, et se trouvait apparemment sur la même parcelle que la maison des secrétaires, mais dans le corps de logis le plus éloigné de la rues.

Au début, elle semble destinée à recevoir le Petit Conseil‘. C’est dans ce but sans

doute qu’on y plaçca des bancs et des armoires”. Si elle servit jamais à cette destination, ce ne fut que peu de temps. Dès 1563, elle porte le nom de salle des «arnois », terme faisant supposer qu'elle était devenue une sorte de vestiaire. Elle communiquait avec la salle du Conseil par une porte aujourd’hui murée, et avec la maison

des secrétaires par un « vyret ». C’est dans cette salle que ceux-ci établirent dès 1609

leur cabinet®, la « secrétayrie »?.

La Chambre des appellations, créée en 1537:°, se réunit d’abord ex haut de

la Maison de ville, comme la cour du lieutenant. Plus tard, elle occupa une salle spéciale ornée de « pagniaux », soit verrières, aux armes de Genève” ; elle se trouvait sur le devant de la Maison de ville’, près de l’entrée actuelle,

Le Consistoire'* se réunit, sinon régulièrement, du moins momentanément,

1 R. C., vol. 58, fo 8 ve (15 février).

2 Ibid, vol. 35, f» 228, 229 ve et #52 (7 et 9 juin 15#1 et 5 janvier 1542).

3 Jbid., vol. 69, fe 37 ; vol. 200, f° 22% et 229 (15 février 1574 et 5 août 1700).

# Ibid., vol. 106, fe 136 et ve (28 juillet 1609).

s Jbid., vol. 58. f° 8 vo; vol. 694, fe 80 ; vol. A1, fo 33 vo 115 février 1563, 3 mai 1574 et 4 février 1596).

5 Jbid., vol. 35, fe 228 et 229 ve (7 et 9 juin 1541).

7 Ibid, f° 253 (2 juillet 15#1).

* Jbid., vol. 106, f° 136 et v° (28 juillet).

“ Les vues de Genéve au XVIT" sièele indiquent, à l’est de la tour Baudet, un petit bâtiment à deux étages, qui pourrait bien ètre celui où se trouvait la salle des « arnoïis ». Tous les textes dont nous avons connaissance peuvent parfaitement s'appliquer à cet emplacement.

10 Au début, le Petit Conseil jugeait en deuxième instance les procès soumis à la juridiction du lieutenant. Plus tard, en 1537, on institua un tribunal des appellations, chargé spécialement de juger les procès dont il y avait appel du tribunal du lieutenant. Le Petit Conseil devenait la dernière instance, le tribunal des suprèmes appellations.

MOT. Fazy., op. cit., p. 331.

1 Pièces justif., n° VI.

8 R. C., vol. 76, fo 154 (18 septembre 1581).

# En 15#1, Calvin fit adopter les ordonnances qu'il avait rédigées pour servir de fondement à l'organisation de l'Eglise de Genève. Ces ordonnances attribuaient un grand pouvoir au Consistoire, qui non seulement était chargé de l’administration de l'Eglise, mais encore exerçait une véritable surveillance sur les mœurs publiques.

à la Maison de ville, surtout en hiver. En 1545, il siège au « grand poyle sur la rue de devant », en 1553*, au-dessus de l’auditoire du droit ; pendant tout le XVI: siècle, il est fait mention de la chambre du Consistoire à plusieurs reprises et à propos d'emplacements divers. En 1615, avant la reconstruction des façades, ce corps occupait une salle dans l’aile de la Maison de ville située au couchant, près de la Chambre des comptes. |

Le corps de garde occupa ausst temporairement divers locaux de la Maison de ville; en 1587, les soldats ayant froid soubz la hasle, on les met dans la boutique derrière le tribunal ; plus tard, après avoir trouvé quelque temps un abri dans une maison voisine, ils se tiennent dans le local du Consistoire‘, qui se plaint bientôt de ce que les soldats se moquent des ministres et anciens, outre la pauvreté que laissent en ladite chambre qui se remplit de vermine. En 1614, le corps de garde est au petit poisle de céans. Après la réfection des façades, il fut toujours placé hors de la Maison de ville®.

Les châtelains® durent tenir leur cour à Genève, à la Maison de ville, dès 1549". Transférés de boutique en boutique ‘, ils vinrent enfin échouer au poyelle prest la cuysine du saultier ‘?.

Nous avons maintenant une idée plus claire des différentes maisons, qui, pendant tout le XVI° siècle, constituèrent la Maison de ville. Cet ensemble occupait déjà la même surface, à peu près, que l'Hôtel de ville actuel. Mais combien différent était son aspect! À la place des longues et monotones façades du XVII: siècle, s'élevait une série de petits bâtiments étroits, à un ou deux étages, sans unité. Au rez-

de-chaussée, des boutiques et des étables, s’ouvrant sur la rue, devaient présenter un

1 R.C., vol. 40, fe 329 vo (17 octobre).

3 JIbid., vol. #7, f° 148 (7 septembre).

* Ibid., vol. 57, f° 159; vol. 59, fe 115; vol. 65, fo 175 ve; vol. 90, fo 40; vol 99, f° 21 (27 novembre 1562, 5 octobre 156%, 24 novembre 1570, 28 février 1595 et 26 août 1603). C. M. et Q., vol. 14 (5 Juillet 1576).

# R. C. C., vol. 3, fe 417 (12 juillet).

5 R. C., vol. 82, fe 110 (2 juin).

6 Jbid., vol. 9, fo 21 (26 août 1603).

T7 Ibid., vol. 113, fe 18 vo (15 novembre).

8 Jbid., vol. 120, f° 198 (3 août 1621).

9 Après la Réforme, de nouvelles juridictions durent être créées dans les territoires dont la ville de Genève était devenue souveraine et qui étaient composés en grande partie des trois mandements épiscopaux, des terres du Prieuré de Saint-Victor et de celles du Chapitre. On établit en 15% trois châtelains, à Peney, Jussy et Thiez et un juge de Saint-Victor et Chapitre. |

10 R. C., vol. 43, fo 293 vo (30 janvier).

11 Jbid., vol. 45, fo 130 (17 novembre 1550).

18 Jbid., vol. #7, fo 150 (11 septembre 1553).

aspect autrement pittoresque et varié que la correction froide de l'édifice moderne. Mais, 1l faut l’avouer, ces masures tombaient en ruine. L'histoire de la Maison de ville au XVI: siècle n’est que le récit de tous les efforts devenus nécessaires pour soutenir ses murs chancelants. Ces travaux de réparation et d'aménagement des divers édifices successivement annexés au bâtiment primitif ne suffiraient pas à nous donner une idée favorable de l'architecture civile à Genève au XVI: siècle, si la construction de la rampe ne prouvait qu'elle était florissante.

Avant de décrire cette œuvre importante, récapitulons encore une fois les différents locaux dont se compose la Maison de ville du XVI® siècle. La salle du Conseil, dans la tour, est reliée par un escalier à la petite Grotte et au grenier. La grande Grotte occupe le bas de la même tour. Derrière la salle du Conseil, la «grande salle première » ou antichambre, aujourd’hui salle des Pas Perdus; au-dessous de celle-ci, le four, des bûchers, des celliers; à l’est de cette salle, la salle des «arnois». Sur la rue actuelle de la Treille, la maison de la Chambre des comptes, la chambre du Consistoire, la maison du sautier à l’angle, avec son grand « poelle » au-dessus de l'entrée, servant peut-être de salle des festins. Sur la rue actuelle de l'Hôtel de ville, la Chambre des appellations, la maison des secrétaires et celle de la banche; dans les boutiques, d’une façon temporaire, la cour des châtelains et le corps de garde. Il faut se représenter les locaux de ces divers organes du gouvernement répartis en tranches verticales plutôt qu’en étages correspondant à nos distributions modernes. Il n’y avait pas de communication générale dans le sens horizontal. Chaque petite maison conservait son escalier, reliant ses différents étages. Chaque maison gardait aussi son entrée. [Il y eut donc au XVI siècle, outre les portes primitives au nord et à l'ouest vers la porte Baudet, un grand nombre d'autres portes que le Conseil se préoccupa

de faire canceller' pour mieux assurer la surveillance de l'édifice.

1R.C., vol. 36, fe 111 (4 septembre 1542).

"à her dE !

E LA RAMPI

NTERIEU

M. D. G., série in-4°, tt. JIL

Description de la tour de la rampe. — Portail d'entrée, structure générale de l'édifice; piliers, arcs et voûtes; couronnement; plan incliné; portes; décoration des voûtes, clefs et culs de lampe. — Historique de la construction; elle fut commencée en 1555, mais fut bientôt interrompue ; reprise des travaux en 1575; Nicolas Bogueret n’est pas l'architecte de la rampe; il se borna à l'achever. — Style de l'architecture de la rampe; importance et rareté de ce genre d’édifices; constructions similaires dans d’autres pays.

La plus belle partie de la Maison de ville, la plus intéressante à coup sür, est bien la grande rampe pavée, construite au XVI° siècle. Ses vastes proportions, son architecture sobre mais élégante, lui assurent non seulement une place à part dans l’histoire de l’art local, mais lui donnent le droit d’être appréciée — ne füt-ce que par l'originalité de sa disposition — bien au delà de nos frontières. Bâtie au milieu d’une Maison de ville encore dépourvue d'unité, elle occupa la plus grande partie de la cour primitive; on dut sans doute, pour l’établir, démolir les façades postérieures du bâtiment formant l'aile ouest de l'édifice. De plan exactement carré, la tour de l'escalier était, semble-t-1l, au début entièrement dégagée à l'est et au nord et s’appuyait des deux autres côtés contre les différentes maisons constituant alors l'édifice communal. Chacune de ses faces présentait deux rangs superposés de larges arcades (quatre à chaque étage), suivant la pente de la rampe (pl. VIT. A l'étage

supérieur, de petites ouvertures rectangulaires au nombre de huit de chaque côté,

* Au nord, l’une des arcades inférieures est remplacée par une porte.

placées cette fois sur une ligne horizontale, éclairaient le haut de l'édifice. Aucune moulure n’encadre ces baies, aucune corniche ne vient saillir sur la muraille nue. La balustrade n'était même point tout d’abord prévue, et fut ajoutée postérieurement. Cette grande simplicité n’est pas sans caractère. Les arcs entiers point des baies sont bien appareillés, comme d’ailleurs toutes les façades, en assises de molasse. La courbe de ces arcs ne se relie pas à la ligne des piliers ; il y a partout, sauf vers les angles, des arêtes vives à la Jonction de ces deux lignes. Cela donne à l'ensemble quelque chose de raide et d’anguleux, mais aussi beaucoup de solidité. Une corniche en bois supportée par des consoles en pierre couronne l'édifice, qui est couvert par un toit en pointe, à quatre pans.

La tour, telle que nous l’avons décrite, a changé d'apparence lorsque, au XVII° siècle, on est venu appuyer contre sa façade nord les galeries communiquant avec l’aile nouvellement construite. Sur toute sa hauteur, la moitié de ses baies ont été murées ou transformées en portes, non visibles de l'extérieur. Auparavant, la rampe n'était reliée à l’ancien corps de logis sur rue qu’au moyen d'une petite porte”, s'ouvrant probablement sur une galerie. Celle-ci ne pouvait avoir plus d’un étage et s'étendait entre deux cours, puisque les grandes baies de la rampe se retrouvent au-dessus et à l'ouest de la petite porte.

L'entrée de la rampe est située au nord; elle est aujourd’hui un peu cachée dans l'ombre des colonnades mais devait être jadis plus en vue (pl. VIH). Son portail, d’un style très pur, est un des meilleurs spécimens de l'architecture de la Renaissance en Suisse. Il contraste, par la finesse de sa décoration, avec la robustesse de l’extérieur Sa grande ouverture en plein cintre, un peu basse, est flanquée de colonnes doriques cannelées, dont les chapiteaux sont décorés de grecques, d’oves et de perles, finement travaillées. Là-dessus repose un entablement dont la frise est ornée alternativement de triglyphes, de bucranes et de rosaces ; le dessous de l'architrave est sculpté d’une grecque. Le fronton encadre un cartouche aux armes genevoises*, entouré de banderolles portant la devise POST TENEBRAS LVX avec la date 1556,

et dont sortent des branches de laurier. Ce portail, malgré ses proportions trapues,

IR. C., vol. 79, fe 129 ve (23 septembre 1584).

? La trace de ces ouvertures n’est plus visible aujourd’hui qu’à l'intérieur de la rampe (pl. IX 8).

3 L'existence de cette porte est une preuve de plus en faveur de l'existence de deux corps de logis, séparés par une cour, dans la Maison de ville du XV° siècle. |

# L'écusson, détruit pendant l’occupation française, a été reconstitué au commencement du XIX° siècle. D'après les « Inscriptions modernes de Genève » (Mss. de la Société d'Histoire de Genève, n° 215, p. 30), il y avait autrefois, sur le portail qui est au pië de l'escalier de la Maison de ville, cetle inscription : BEATI QUI FACIVNT JVSTITIAM IN OMNI TEMPORE,

est fort bien équilibré; tous ses profils sont très soigneusement travaillés et Îles détails de sculpture ciselés d’une main très délicate. Nous ne retrouverons pas, dans le reste de l'édifice, ces qualités poussées à un si haut degré. Le portail fut sans aucun doute construit pour la rampe. Il n'a pas été, comme on l’a parfois prétendu, placé après coup; toutes ses assises sont parfaitement liées à celles des murs de la rampe. Il était autrefois fermé par des portes, dont les gonds sont encore aujourd'hui visibles. |

La rampe, dans laquelle nous entrons maintenant, fait le tour d'un noyau de plan également carré et très largement ouvert. Cette sorte de cage est formée de quatre gros piliers placés aux angles et de quatre piliers intermédiaires plus étroits, montant d’un seul jet de la base au sommet de l'édifice (pl. IX et XXIHHI-XXIV). C'est contre ces piliers et contre les murs extérieurs que s'appuyent les nervures des voûtes. Celles-ci se composent de douze travées pour une révolution complète de la rampe, entre deux étages, soit en tout vingt-huit travées, une partie de la dernière volée de la rampe étant simplement couverte d’un plafond de plâtre. Chaque travée est voütée sur croisée d’ogives entre deux arcs formerets et deux arcs doubleaux, présentant tous le même profil. Les nervures s’assemblent en des faisceaux qui retombent sur de petits culs de lampe sculptés, de forme variée. Les clefs de voûte qui marquent chaque intersection des arcs diagonaux présentent également des types très divers. Elles ont ceci de particulier qu'elles sont, pour ainsi dire, posées sur les nervures ; elles ne font pas corps avec elles. La grande originalité, et l’on peut ajouter, la grande naïveté de la construction, réside dans la manière dont les arcs formerets sont plaqués contre les piliers. La même singularité que nous avons signalée dans les arcades extérieures se retrouve à l'intérieur. Le tracé des arcs ne tient pas compte, pour ainsi dire, de la largeur des ouvertures laissées entre les piliers : il est indépendant de celles-ci. Il a son point de départ une fois à l'angle d’un gros pilier et l’autre au milieu d’un pilier intermédiaire ; une partie de l’arcade est donc aveugle. Le pilier vient couper l’arc brutalement et sa ligne n'est point reliée à la courbe de celui-ci. Il semble, à première vue, que l'on ait monté tout d'abord les huit piliers et les murs extérieurs d’un seul jet, et que l’on ait introduit après coup dans cette ossature une série de

voûtes qui durent s’y adapter tant bien que mal. Il n’en est point ainsi en réalité ;

‘ À gauche de l'entrée, on remarque un petit espace voûté, actuellement fermé par une grille, C'est bien probablement le « croton » du XVI: siècle. Cependant les documents contemporains ne le mentionnent pas. En 1637 seulement, Davity raconte qu’il y a au bas de l'escalier de la Maison de ville « un cachot où l'on met les prisonniers après les avoir condamnez, pour les mener au supplice » (Bulletin de l'Institut national genevois, t. XXXIV, p. 308).

la construction est bien homogène, mais témoigne de plus de franchise et de solidité que de grâce. Le procédé est dépourvu de tout artifice, c’est là ce qui fait son charme.

Si la structure générale de l'édifice est un peu fruste, sa construction est l'œuvre d’un appareilleur habile. L'édifice est entièrement construit en assises de molasse; les voûtes, aujourd’hui recouvertes d'un enduit de plâtre, sont aussi bien appareillées. On remarque que, dans la partie inférieure de la rampe, à peu près jusqu’au niveau de la salle des Pas Perdus, la teinte de la molasse est plus foncée que dans la partie supérieure ; la couleur est plutôt rougeâtre dans le bas et grise à partir du premier étage. Sauf cela, la construction est bien uniforme et ne montre pas de trace de reprise avant le dernier étage, bien que la date de 1578, inscrite sur l’un des derniers piliers de la cage intérieure, soit de vingt-deux ans postérieure à celle qui est sculptée sur le portail d'entrée de la rampe.

Cette date est accompagnée des initiales NB et B° et du

Fic. 14. — Nervures de l'oculus MOt ACHEVÉ (pl. XI4). À partir de l’assise inférieure à (a) et des voûtes de la rampe (b) celle où se trouve l'inscription, les piliers de la cage intérieure s'arrêtent brusquement. Ils sont reliés entr'eux par des arcs en plein cintre et supportent les huit nervures de la voûte qui couronne la cage de l'escalier. Ces nervures (fig. 14a), d’un profil très lourd, s’assemblent au sommet de la voûte en un « oculus ?» ; elles reposent directement sur les piliers carrés, sans qu'il y ait aucune transition entre le support et la nervure (fig. X18). Il semble qu’il y aiteu, à partir d'ici, un changement dans le plan primitif ou une reprise du travail après une interruption. La rampe elle-même est supportée par les voûtes, qui suivent exactement sa pente. Comme l'escalier n’a pas de palier aux angles pour faciliter les changements de direction du plan incliné, celui-ci a une pente continue et forme une surface gauche. Sa génératrice ne se meut pas parallèlement à elle-même ; les lignes d’intersection du plan incliné avec les murs extérieurs et avec les piliers de la cage ne sont au même niveau

qu’en un seul point, situé au milieu de chaque volée (pl. XXIII-XXIV). Aux points

* La date de 1274, inscrite sur l'un des piliers extérieurs supportant les arcades du deuxième étage, ne peut provenir, comme le dit Fontaine-Borgel, de la façade de l'ancienne Maison de ville, qui n'existait pas alors. Les caractères paléographiques des chiffres prouvent que la date a été gravée après la construction de la rampe, mais nous ne savons exactement quand ni pourquoi.

? Nicolas Bogueret et son frère Jean.

* L'oculus, aujourd’hui fermé, s’ouvrait dans le toit de la tour. Peut-être servait-il jadis à

introduire dans le grenier des charges pesantes que l’on montait dans la cage de l'escalier, au moyen d'une poulie, |

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