‹ La maison de ville de Genève (volume 2)Chapitre 33 sur 61 · LE XXXI DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

LE XXXI DÉCEMBRE

MDCCCXIII AMI LULLIN JEAN SARASIN JOSEPH DES ARTS JEAN PIERRE VIOLLIER ISAAC PICTET A. RICHARD CALANDRINI PIERRE H. GOURGAS ALEXANDRE COURONNE

FRANÇOIS DE LA RIVE TREMBLEY-VAN BERCHEM ALBERT TURRETTINI ODIER-EYNARD

RENÉ G. F. PREVOST J. P. SCHMIDTMEYER PIERRE BOIN DE LA RIVE-BOISSIER NECKER-DE SAUSSURE VERNET-PICTET SALADIN-DE BUDÉ JEAN LOUIS FALQUET PICTET DE ROCHEMONT MICHELI-PERDRIAU

CONSTITUÉS EN GOUVERNEMENT PROVISOIRE ONT PROCLAMÉ LE RETOUR DE LA RÉPUBLIQUE DE GENÈVE A L'INDÉPENDANCE.

Des traces de changements opérés dans les assises, à peu près au milieu de la façade, indiquent la situation de l’ancien tribunal, où l’on rendit les sentences criminelles jusqu'en 1829.

Tout le long de la facade court un banc de pierre, motif autrefois fréquent

devant les simples maisons d'habitation. Avec les deux paires de fenêtres’ à me-

«Inscriptions modernes de Genève» (Mss. de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, vol. 215, f° 18)il y avait au-dessus de la porte de l'audience de M. le lieutenant (la première porte près de l'angle nord-ouest, sur la rue de la Treille) « un tableau de bois, distingué en deux tables ; au-dessus de chacune il y a les armes de Genève avec cette devise : POST TENEBRAS LVCEM. L'on connoit qu'il y avoit beaucoup d'écriture en ces deux tables, mais depuis la Réforme l’on l'a effacée pour y escrire, en lettres gothiques » deux passages bibliques. Ils sont transcrits aux pièces justif., n° IX. Est-ce peut-être le tableau peint par Fresal ?

1 Ce tribunal, que l’on peut voir sur d'anciennes gravures, est décrit dans une chronique de Genève, datant de 1600 environ (M. D. G., t. XXII, p. 272.) : « Devant la Maison de ville est l'ancien trône devant lequel sont publiquement leus les procès et sentences contre les condamnez criminels, estant faict comme un parquet par barreaux qui y sont dressez qui font un enclos dans lequel les juges et officiers de justice avec le patient sont enferméz ». L'usage de rendre la justice en plein air, que nous avons constaté au XV° siècle, s'est conservé aux époques suivantes ; il subsista jusqu'en 1798, puis fut repris en 1814 pour quelques années seulement (Bonivard, Chroniques, édit. Dunant, t. II, p. 3% note et p. 627). Au début, semble-t-il, on apportait pour chaque sentence des bancs mobiles qui étaient enlevés ensuite (pièces justif., n° [IT). Plus tard, on ordonna de faire un tribunal fixe, orné de tapisseries (R. C., vol. 40, f° 41 ve, 9 mars 1545). Après la réfection des façades, le tribunal reprit sa place primitive (voir Leti, Sforia genevrina, dans le Bulletin de l’Institut nalional genevois, t. XXXI, p. 38).

3 Ces fenêtres sont légèrement plus basses que celles des autres étages ; elles sont aussi dépourvues de panneaux au-dessous de leurs tablettes.

M. D. G , série in-4°,t. 111.

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