TOME III
où l’on chercherait en vain une idée architecturale intéressante et dont tout motif décoratif a été exclu. Il semble qu’au XVIIIe siècle les magistrats genevois aient eu le souci des choses artistiques à un degré bien moindre que leurs prédécesseurs. L’architecte Vennes fit cependant le plan d’autres édifices qui ne sont pas sans mérite et qui nous donnent la preuve certaine de son talent. On sait aussi qu’au XVIIIe siècle la construction de nombreux hôtels particuliers et de villas aux environs de Genève donna à l’architecture genevoise un grand essor. La construction de la salle du Deux Cents est un peu antérieure à cette ère d’activité. Au XVIIIe siècle, l’art reprit une plus grande place dans les préoccupations des Genevois ; ceux-ci n’ont pas su cependant achever la Maison de ville comme elle méritait de l’être. La dernière aile de l’édifice, élevée après 1700, n’est pas digne des constructions des siècles précédents ; son architecture est certes bien inférieure à celle de tous les hôtels privés élevés peu après à Genève.
Depuis le XVIIIe siècle aucun changement essentiel n’a été apporté à la Maison de ville de Genève ; certaines parties ont été surélevées, la distribution intérieure a été maintes fois changée, mais aucune construction nouvelle n’est venue s’ajoutera l’édifice dont on célébrait l’achèvement en 1707. Nous sommes donc parvenu au terme de notre étude.